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Féminismes européens

 

xixe-xxie siècles

Le féminisme est défini par Florence Rochefort et Laurence Klejman comme la « prise de conscience individuelle et collective de l’oppression spécifique des femmes, accompagnée de la volonté d’instaurer l’égalité des sexes dans certains ou dans tous les domaines à plus ou moins longue échéance ».

Peu après leur naissance au milieu du xixe siècle, les mouvements féministes, émergeant tous dans le cadre des États-nations, s’organisent dans des structures internationales, dont la première est le Congrès international des femmes (CIF) créé en 1888 à Washington. Nombre de féministes du xixe siècle formulent leurs revendications, telles que le droit de s’instruire et d’exercer librement ses talents ou celui de participer aux affaires de l’État, comme des droits humains, c’est-à-dire universels. Relayer leurs revendications dans des structures internationales leur permet de se présenter comme un mouvement mondial pour les droits humains. Les tensions dans les relations internationales et finalement les deux guerres mondiales au xxe siècle constituent un véritable défi pour l’internationalisme revendiqué du féminisme. Depuis les années 1980, dans un monde en voie de globalisation qui favorise les liens multiples et complexes dépassant le cadre de l’État-nation, les réseaux féministes transnationaux se multiplient, reflétant, au regard des objets de lutte, des structures et des supports d’action, une pluralité de féminismes.