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Les fraternisations du front Ouest de la Première Guerre mondiale, très médiatisées depuis les années 2000, se sont muées en lieux de mémoire, symboles de la fraternité des peuples ouest-européens. Cette utilisation des fraternisations dans le discours d’une hypothétique « communauté mémorielle européenne » fait oublier que les fraternisations apparaissent dans des conditions particulières et sont plurielles. Initiées par les soldats, elles sont généralement farouchement combattues et condamnées par les hauts gradés.

Johann Peter Krafft, L’archiduc Charles pendant la bataille d’Aspern, 1809, huile sur toile vers 1809, peinture conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne.
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Dans l’Europe moderne et contemporaine, commander en chef impliqua longtemps de conduire à la bataille des centaines de milliers ou des millions d’hommes. D’essence militaire, la fonction n’en a pas moins une forte dimension politique, qui se lit à la fois dans ses origines et dans ses prolongements. Si la fonction de commandant en chef n’a plus l’importance institutionnelle et l’aura qui furent les siennes avant 1945, elle n’en demeure pas moins un outil essentiel de compréhension de l’Europe contemporaine.

Photographie des principaux membres du lazaret ambulant du docteur Cresson, organisé pour soutenir les forces russes sur le front allemand, 1916.
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Le service de santé aux armées est au cœur de l’expérience combattante. Les personnels qui le composent apparaissent comme des témoins hors pair des nombreuses blessures physiques et psychiques subies par les combattants. Ce service occupe une place à part dans les logiques de guerre, tentant de soigner dans un contexte de violence extrême. Face à l’urgence de la prise en charge et la répétition des soins, la guerre constitue dès lors un formidable laboratoire d’innovations médicales pour sauver des vies.