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Détail d’une plaquette promotionnelle du promoteur de maisons individuelles en village Breguet, vers 1978, Archives nationales, 19810180/11.
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La périurbanisation se caractérise par une importante prolifération de maisons individuelles, zones d’activités et infrastructures routières, fusionnant progressivement avec les espaces ruraux. Quittant en masse les villes denses – jugées polluées, surpeuplées, ou trop chères – les classes moyennes ont trouvé dans les périurbains la possibilité d’évoluer au contact de la nature tout en bénéficiant du confort moderne. Elles s’y sont installées avec l’ambition de vivre dans un environnement qui combinerait les avantages de la campagne et de la ville, sans leurs inconvénients respectifs. Avant l’exode périurbain engagé dans les années soixante, cet idéal fut aussi celui des urbanistes, qui voyaient dans les cités-jardins l’avenir de la ville. L’essor des transports en commun puis de l’automobile au cours du xxe siècle a rendu ce rêve accessible au plus grand nombre. La périurbanisation résulte des efforts conjoints d’initiatives privées, de gouvernements et d’urbanistes, chacun contribuant à développer ce qui ne doit pas être considéré comme une « anti-ville », mais comme une nouvelle manière de concevoir l’urbanité.

L’orchestre militaire de James Reese Europe jouant pour les blessés soignés dans l’hôpital auxiliaire provisoire sis au 9 rue des Batignolles dans le 17e arrondissement, 1918. @ Bibliothèque du Congrès.
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Apparu récemment (autour de 1900), le jazz relève à l’origine d’un territoire (celui des États-Unis) et d’une communauté (les Afro-Américains). Il s’est néanmoins très rapidement diffusé dans le monde, au cours de migrations culturelles qui doivent être examinées, pour déterminer notamment si l’Europe a été une véritable terre d’accueil pour le jazz, s’il y a été adopté sans changement, s’il y a pris naissance de façon plus ou moins autonome, ou s’il s’est adapté aux conditions locales et peut-être même à cette occasion transformé.

Pierre-Auguste Renoir, Monet lisant, huile sur toile, 61 x 50 cm, Paris, Musée Marmottan Monet.

Alors que tout ou presque semble avoir été découvert sur Claude Monet, la bibliothèque du père de l’impressionnisme est restée pendant très longtemps une source presqu’inconnue. Ce fonds de près de 900 ouvrages, toujours conservé dans la maison de l’artiste à Giverny, constitue pourtant une ressource essentielle pour mieux appréhender l’univers mental de l’artiste et mettre en perspective sa vie et son œuvre.

La liste des auteurs montre l’intérêt du peintre pour la littérature de son temps, plus que pour les grands auteurs classiques, ce que confirment les nombreux autographes conservés qui témoignent de sa proximité avec plusieurs écrivains. Bien que presque tous leurs ouvrages soient en français, la présence d’auteurs étrangers marque son ouverture sur la littérature européenne. Derrière ces références, dont la plupart sont assez courantes pour un homme de son époque, les ouvrages d’horticulture, de littérature artistique ou qui sont consacrés à la culture japonaise révèlent de leur côté des pans plus personnels de sa bibliothèque.

La cathédrale de Cologne. Source : Fonds Colbert
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Par leur nombre et l’ambition de leur architecture, les cathédrales constituent l’élément le plus visible d’un réseau ecclésiastique qui a structuré l’Europe depuis l’Antiquité paléochrétienne. Les choix architecturaux et les grands ensembles décoratifs (sculpture, peinture et vitrail) y expriment dans des proportions variables la volonté d’afficher le poids de la hiérarchie pontificale et celle de glorifier l’église locale. Leurs chantiers ont été des lieux d’intense brassage d’artistes venus de différents horizons, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.

Vue perspective de la façade nord de la salle de fêtes, lavis publié dans L’architecture aux salons. Salon de 1897, Armand Guérinet, éditeur des Musées nationaux, Paris, 1897, pl. 175-176. © Bibliothèque Forney.

Le japonisme est l’ensemble de la production artistique occidentale – française d’abord, puis européenne et américaine – qui s’est inspirée de la culture et de l’art japonais. Suivant de près la réouverture progressive de l’archipel nippon, ce courant artistique est apparu timidement à partir de 1854, date de la reprise forcée du dialogue entre le shogunat et le gouvernement des États-Unis, pour se révéler pleinement au cours des trois décennies suivant la réouverture officielle du pays, en 1868. L’architecture européenne n’a pas échappé à cette mode japonaise, dont nous présentons ici la genèse.

Banque du Japon, édifiée entre 1890 et 1896 à Tokyo par Tatsuno Kingo.

Sortant son pays de deux siècles de fermeture, l’empereur Meiji va conduire une intense politique de modernisation tout au long de son règne (1868-1912). Appelés pour participer à cette entreprise, des ingénieurs et architectes étrangers – italiens, français, britanniques, allemands et américains – débarquent dans l’archipel pour y diriger de grands ou petits chantiers de construction. Ils seront à l’origine des premiers édifices marqués par les modèles européens au Japon et formeront les premiers architectes japonais à l’architecture occidentale.

Musique d’infanterie, Imagerie Pellern, Épinal, Second Empire.
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Nombre de traces iconographiques et matérielles attestent l’utilisation de trompes et autres instruments à vent sur les champs de bataille depuis l’Antiquité. Participant de l’expérience sonore des soldats, la musique a assumé diverses fonctions qui ont évolué au gré des époques en Europe. Si les instruments à percussion, les trompes et trompettes ont d’abord servi à transmettre des signaux, la naissance d’un répertoire spécifique de « musique militaire » en France sous le règne de Louis XIV puis en Europe répond au besoin d’affirmer le prestige des armées. À partir de la Première Guerre mondiale, la musique se charge de plus en plus de divertir et mobiliser les combattants et soldats, pour entretenir leur moral sur le front.

Jang Han-jong (張漢宗, 1768-1815), Nature morte sur étagères de bibliothèque, fin XVIIIe siècle, paravent à huit panneaux, couleurs sur papier, 195 x 361 cm. © Musée provincial de Gyeonggi.
Kim Hong-do (金弘道, 1745-1806), Falaise à Ongchon, 1788, Encre et couleurs sur soie, 30 x 43,7 cm, collection privée. © Korea Data Agency. https://goo.gl/Zao277
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Fermée depuis longtemps à l’étranger, la Corée n’a dans le courant du xviie siècle que des échanges culturels très réduits avec les Européens, moins nombreux que ceux entretenus avec ses voisins, le Japon et la Chine. Sentant le besoin de se moderniser, elle commence à la fin de ce siècle à s’ouvrir, par des contacts encore indirects et irréguliers avec les Occidentaux. L’introduction à la fin du xviiie siècle d’œuvres occidentales, produites dans un monde dont l’existence était souvent jusqu’alors inconnue, se traduit par un intérêt croissant pour quelques aspects de la culture européenne et de la religion chrétienne, ce qui se ressent dans différents domaines de la production artistique coréenne et particulièrement dans la peinture. Cette époque voit donc à la fois l’épanouissement d’une culture proprement coréenne et le développement de véritables échanges entre l’Extrême-Orient et l’Europe, bien avant la première ouverture d’un port de Corée aux navires occidentaux, à la fin du xixe siècle.

Hayne Brun, Décollation de saint Cucufat, 1504-1507. © Barcelone, Museu nacional d’art de Catalunya.
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Aux xive et xve siècles, l’Europe connaît un renouveau artistique dont bénéficie la péninsule Ibérique, et en particulier la couronne d’Aragon grâce à la prospérité du commerce du bassin méditerranéen et à ses souverains, grands mécènes. Marchands, clercs et nobles, mais aussi intellectuels et artistes se déplacent et convergent vers les centres de pouvoir que sont les cours princières et les grandes villes portuaires comme Barcelone et Valence. Ce phénomène touche de nombreux peintres français, néerlandais et allemands qui, par vagues successives, s’y installent pour un temps ou définitivement. Ces artistes, parmi lesquels Marçal de Sas, Louis Allyncbrood, Hayne Bru(y)n ou encore Jean de Bourgogne, apportent avec eux les savoirs et les modèles issus du nord de l’Europe.

Arthur Henry Roberts (1819- ?), Charles Sauvageot dans son intérieur, 48 x 59 cm, 1856, Paris, Musée du Louvre.

Charles Sauvageot (1787-1860) – musicien, amateur, connaisseur autodidacte, collectionneur et donateur – est l’un des pères fondateurs du département des objets d’art au Louvre. Sa collection d’objets d’art du Moyen Âge et de la Renaissance – qui accueille les amateurs et les artistes européens – se constitue au contact des livres, ceux de la bibliothèque du collectionneur. Cette dernière a des contours capricieux, composée aussi bien de sommes savantes, de littérature, que tout un fond concernant les anecdotes, les mœurs et les usages des temps passés. Le catalogue de cette bibliothèque est une source inestimable qui permet à l’historien de l’art de pénétrer dans le laboratoire secret du collectionneur tâchant de faire renaître le passé artistique révolu.

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