Istanbul, le Bosphore et le palais de Dolmabahce

Istanbul, le Bosphore et le palais de Dolmabahce

A Istanbul, Dolmabahce, littéralement le « jardin comblé », occupe l’emplacement d’une crique qu’Ahmed Ier fit combler pour y aménager un jardin. Celui-ci fut bientôt doté de pavillons de plaisance et devint un véritable palais, les sultans successifs appréciant manifestement ce lieu idéalement situé au bord du Bosphore. Abdülmecid Ier, qui accéda au pouvoir en 1839, décida trois ans plus tard de faire raser les bâtiments existants et de faire élever à leur emplacement une nouvelle résidence, dont le chantier commença en 1844. Conçu par Garabed Balian et son fils Nikoghos, puis décoré par Séchan, qui avait œuvre à l’Opéra de Paris, l’édifice fut inauguré le 10 juin 1856.
Le palais est composé d’un ensemble de bâtiments dont les façades sur le Bosphore sont régulièrement marquées en leur centre par des colonnes et, pour certaines, par de grands frontons. Ce complexe aux riches décors éclectique devint dès l’achèvement de sa construction la principale résidence des sultans au détriment du palais de Topkapi, la rive nord de la Corne d’Or où se trouve Dolmabahce prenant ainsi l’ascendant sur son côté sud. Si Abdülhamid II se replia de 1889 à la fin de son règne en 1909 au palais de Yıldız, plus éloigné du Bosphore, c’est donc légitimement que la légende portée sur la plaque de verre indique que cette photographie montre « le palais du sultan ».