Florence, porte du Baptistère par Ghiberti

Florence, porte du Baptistère par Ghiberti

Dressé face à l’entrée de la cathédrale de Florence, le baptistère Saint-Jean est l’un des lieux les plus emblématiques de la Renaissance italienne. Si l’édifice lui-même date de l’époque romane, les trois portes en bronze qui furent commandées dans la première moitié du xve siècle pour fermer ses trois entrées devinrent en effet des jalons d’une importance considérable dans l’évolution de la sculpture et plus généralement des arts européens. La dernière, qui fut finalement installée à l’emplacement le plus prestigieux, vis-à-vis de la cathédrale, fut commencée en 1425 et achevée en 1452. Due à Lorenzo Ghiberti, elle n’est pas formée comme les précédentes de vingt-huit petites compositions, mais de dix grands panneaux en bronze doré illustrant l’Ancien Testament. Chacun d’entre eux rassemblent plusieurs épisodes et le premier, en haut à gauche, montre ainsi la création d’Adam et Eve, le Péché originel ainsi qu’Adam et Eve chassés du Paradis terrestre. Se succèdent ensuite, de gauche à droite et de haut en bas, les histoires de Caïn et Abel, de Noé, d’Abraham, d’Esaü et Jacob, de Joseph, de Moïse, de Josuah, de Saül et David, et du roi Salomon. Ces œuvres, qui témoignent d’une prise en compte des nouvelles recherches sur les modes de représentation et notamment sur la perspective, ont été fortement louées et célébrées dès leur création. Si l’on en croit Vasari, Michel-Ange lui-même serait d’ailleurs à l’origine du surnom de « porte du Paradis ».
Le cliché montre ce prestigieux ensemble encore en place, à l’est du baptistère. Ce n’est aujourd’hui plus le cas car, après les dommages causés par l’inondation de 1966, les reliefs ont été déposés et sont désormais remplacés sur place par des copies, les originaux étant présentés au Musée de l’Œuvre du Dôme.