Mont-Saint-Michel. L’escalier de dentelle

Mont-Saint-Michel. L’escalier de dentelle

L’effondrement du chœur de l’abbatiale du Mont-Saint-Michel le 20 septembre 1421 s’étant produit en pleine guerre de Cent-Ans, les travaux de reconstruction ne purent être lancés qu’en 1446 sous l’impulsion de l’abbé Guillaume d’Estouteville. Abandonné au bout de plusieurs années par manque de moyens, le chantier reprit au début du xvie siècle et ne fut terminé que vers 1522, date à laquelle furent posées les verrières des parties hautes.
Disposé dans une tourelle, un escalier en vis permet, à l’extérieur, de monter presque jusqu’à la hauteur de la toiture. Il débouche sur un autre escalier, droit celui-ci, qui est ménagé sur l’un des arcs-boutants et qui permet d’atteindre l’étroit passage ménagé au-dessus du déambulatoire. Cette dernière montée est protégée de chaque côté par un garde-corps de pierre, sculpté de délicats réseaux flamboyants, qui a valu son nom d’escalier de dentelle à cet accès.