Mont-Saint-Michel. Cour du cloître

Mont-Saint-Michel. Cour du cloître

Point central des principaux bâtiments de l’abbaye, localisation de méditation pour les moines, le cloître du Mont-Saint-Michel a été aménagé au début du xiiie siècle au troisième niveau de la Merveille, où il est porté par la salle des Chevaliers et le cellier. Les solides voûtes de ces deux étages superposés ont permis de lancer deux files de colonnettes disposées en quinconce, celles du deuxième rang étant disposées au centre des arcs portés par celles du premier rang. Cette double structure supporte un couvrement uniquement fait en bois, afin d’en alléger le poids. Le cliché montre cet ensemble après la restauration entreprise à partir de 1877 par Édouard Corroyer, qui remplaça nombre de colonnettes qui avaient été déjà refaites, fit poser une nouvelle charpente et la couvrit de tuiles vernissées mêlant le bleu fondé, le rouge et le jaune pour créer une composition en chevrons.
Il fit également reprendre le dallage central, où la présence à l’origine, au xiiie siècle, d’un jardin n’est pas attestée. On sait en revanche sûr qu’il y en avait un au xviie
siècle, le centre du cloître étant alors planté de buis, mais qui celui-ci dût être supprimé en 1676, car il entrainait des chutes d’eau dans la salle des Chevaliers au niveau inférieur. Plus de deux siècles plus tard, la photographie n’en montre donc toujours pas, celui qui existe aujourd’hui n’ayant été rétabli qu’en 1965 par l’architecte Yves-Marie Froidevaux.