Muraille de Pékin

Muraille de Pékin

Jusqu’aux grands travaux du xxe siècle qui en ont fortement modifié la structure, la ville de Pékin était structurée par quatre principaux enclos. La fameuse Cité interdite était en effet entourée par la Cité impériale, elle-même comprise dans la Cité intérieure, au sud de laquelle se développait enfin la Cité extérieure. Chacun de ces quatre espaces était protégé par des ouvrages défensifs. La Cité intérieure était ainsi entourée par un haut mur que rythmaient d’importantes portes et de puissantes tours. Précieusement conservés jusqu’à la fin du xixe siècle, ces dispositifs furent dans leur plus grande partie abattus dans la première moitié puis surtout au début de la seconde moitié du xxe siècle, notamment dans le cadre de l’aménagement du métro qui en emprunta le tracé. Il n’en subsiste aujourd’hui que des vestiges, dont l’un des principaux est la tour qui accompagnait la porte Deshengmen (porte du Triomphe vertueux) : si la porte elle-même a été détruite, la destruction de la tour, envisagée en 1979, n’a finalement pas été exécutée. Prenant autrefois place à l’ouest du mur nord, ce grand ouvrage construit dans les années 1430 apparaît sur le cliché dans un environnement encore largement vierge, bien différent de celui visible aujourd’hui.