M’zab Ghardaïa, type touareg

M’zab Ghardaïa, type touareg

Sur cette photographie,  on peut voir un homme touareg assis sur un camélidé (il est difficile d'identifier s'il s'agit d'un chameau ou d'un dromadaire, le nombre de bosses étant caché), devant un mur de pierre et de terre. A l'arrière,  on distingue des palmiers et des collines. Cette photographie a été prise à M'zab Ghardaïa, une région du nord du Sahara algérien berbérophone. Les touaregs, qui se donnent le nom de Kel Tamasheq, sont des habitants du Sahara central et de ses bordures. Ils parlent une langue berbère, le tamasheq. Ils sont traditionnellement nomades, même si ce mode de vie tend à disparaître à partir du XXème siècle, ce qui ne s'est pas fait sans heurts (les Touaregs ont mené une lutte armée dans les années 1990). La société touareg est organisée en tribus et repose sur une structure féodale avec des nobles et des vassaux. Le rang social se transmet par la mère, ce qui en fait une société à filiation matrilinéaire. Chez les Touaregs, ce sont les hommes qui portent le voile, et non les femmes. On peut d'ailleurs très bien voir le chèche blanc (appelé aussi tagelmoust) que porte l'homme sur la photographie. Souvent, y est cousu un bijou en argent contenant un verset du Coran, enroulé à l'intérieur. Le long vêtement dont il est vêtu est appelé takakat. Le chèche a une importance particulière pour les Touaregs : de quatre à cinq mètres de long, il protège du vent, du soleil, de la chaleur et du sable. Lorsqu'il est de couleur blanche, c'est qu'il est porté en signe de respect, un jour de fête par exemple. Se couvrir le visage et prendre le voile signifie pour les Touaregs accéder à l'âge viril. Il est censé ne laisser voir que les yeux. L'homme porte également des armes, un sabre et ce qui paraît être une lance, signe qu'il n'est pas seulement un éleveur mais aussi un guerrier.