Ishidorii du Tôshôgû, Nikko

Au nord de la région de Kanto, au Japon, les sanctuaires et temples de Nikko rassemblent cent trois édifices religieux. Au sein de cet important ensemble, le photographe a ici choisi d’illustrer le sanctuaire shintoïste Tôshôgû. Elevé en 1617 par la volonté du shogun Tokugawa Hidetada, puis largement rebâti avec davantage de faste à partir de 1634 par son fils Tokugawa Iemitsu, ce complexe compte aujourd’hui à lui seul plusieurs dizaines de bâtiments. Le cliché n’en montre qu’une toute petite partie, et permet essentiellement de voir le premier portail, ou ishidorii. Disposée dans l’axe d’une longue allée rectiligne, cette entrée monumentale dressée au sommet d’une volée de marches surplombe une terrasse bordée par un garde-corps de pierre. Portée par huit colonnes peintes en rouge, en partie dissimulées sur la photographie par une draperie, cette porte ressemble beaucoup à celle qui marque l’entrée du temple Taiyuin, au sein du même complexe de Nikko.