Pékin. Palais d'été - Pont des dix-sept arches

Pékin. Palais d'été  - Pont des dix-sept arches

Si les empereurs mandchous qui régnèrent sur la Chine de 1644 à 1911 sont aujourd’hui d’abord associés à la Cité interdite, le palais impérial de Pékin, ils n’y résidaient en fait principalement que trois mois par an, de novembre à février. Durant le reste de l’année, le moindre nombre de cérémonies officielles leur permettait de se retirer dans d’autres résidences, dont ce palais d’été, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale. Ce site agréable, qui s’étendait sur près de trois cent cinquante hectares autour d’un grand lac artificiel, était en effet appréciable et apprécié pour sa fraîcheur, et fut en conséquence l’objet de nombreux aménagements.
Pour relier la rive à l’île de Nanhu, non loin de la rive orientale du lac, l’empereur Qianlong fit ainsi construire au milieu du xviiie siècle un pont de marbre s’étendant sur cent cinquante mètres. Prise depuis l’île, la photographie montre dans presque toute sa longueur cet ouvrage porté par dix-sept arches qui lui ont donné son nom (Shiqikong Qiao) et qui sont par ailleurs de plus en plus élevées vers le centre. Le passage, uniquement destiné aux piétons, est protégé par des garde-corps rythmés par plusieurs centaines de sculptures de lions. On aperçoit enfin à l’arrière-plan le pavillon Kuoru (Kuòrútíng), qui se dresse sur la rive dans l’axe du pont.
Profondément endommagé en 1860 par les troupes franco-britanniques, le palais d’été fut restauré et porté à l’état dans lequel il se trouve encore aujourd’hui par l’impératrice Cixi entre 1886 et 1891.