Pékin, porte de la Cité Interdite

Pékin, porte de la Cité Interdite

La cité interdite a été le centre du pouvoir impérial chinois jusqu’à la chute de la dynastie Qing et l’instauration de la République de Chine en 1912. La porte Nord, dite de la suprême sagesse (Shenwumen), visible sur cette photographie est la seconde plus importante du palais, l’entrée principale se trouve au Sud et deux entrées de moindres dimensions se trouvent à l’Est et à l’Ouest.
La photographie met en évidence les fonctions défensives de la cité interdite, ceinte d’une imposante muraille et aux entrées fortifiées. Des barrières de bois maintiennent ici la population à distance de la muraille.
L’imposante enceinte, dont le franchissement n’était permis qu’aux membres de la cour et à leurs serviteurs, a frappé l’auteur et officier français Pierre Loti en 1900. Son témoignage est à remettre dans le contexte du siège de Pékin par plusieurs pays occidentaux durant la révolte des Boxers en 1900, ce texte est extrait d’une description de la prise de la ville : « Maintenant, voici quelque chose d’immense, que nous allons un moment longer : une forteresse, une prison, ou quoi de plus lugubre encore ? Des doubles remparts que l’on ne voit pas finir, d’un rouge de sang comme toujours, avec des donjons à meurtrières et des fossés en ceinture, des fossés de trente mètres de large remplis de nénufars et de roseaux mourants. – Ceci c’est la « Ville violette », enfermée au sein de l’impénétrable « Ville impériale » où nous sommes, et plus impénétrable encore ; c’est la résidence de l’Invisible, du Fils du Ciel… »