Quimper - La cathédrale vue du coteau

Quimper - La cathédrale vue du coteau

Eglise-mère de Cornouille, la cathédrale de Quimper apparaît ici au sein d’un vaste paysage urbain pris depuis le mont Frugy. Ce cliché ne vise donc évidemment pas à illustrer un détail précis de ses dispositions, ni même à permettre de commenter le style général de l’édifice, mais seulement à en donner une vision d’ensemble. Le long vaisseau de la cathédrale se déploie ainsi sur la droite tandis que, au centre, les deux grandes tours dominant la ville concentrent l’attention.
Cette façade occidentale a été élevée à partir de 1424, date à laquelle l’évêque Bertrand de Rosmadec en posa la première pierre. Les travaux en furent menés avec vigueur mais, si les souches des deux tours furent bien terminées, elles ne furent alors couvertes que par de petites flèches d’ardoises, peut-être posées vers 1440. L’effort se porta en effet alors sur la nef et le transept, dont la construction se poursuivit jusqu’à la fin du xve siècle. Ce n’est donc seulement qu’entre 1854 et 1856 que furent posées les flèches actuelles, grâce à une souscription publique, le « sou de Saint-Corentin », qui assura à elle seule le financement du chantier. Conçues par l’architecte diocésain Joseph Bigot, elles furent inspirées par des exemples fournis par d’autres édifices de la région, notamment Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix et le Kreisker à Saint-Pol-de-Léon.
Au pied de la cathédrale, et au-delà de l’espace non bâti qui correspond au fleuve Odet, le cliché montre également le long bâtiment de l’ancien palais épiscopal, dont la
plus grande partie, jusqu’à la petite tour, résulte de travaux menés par l’évêque Toussaint Conen de Saint-Luc à partir de 1775, tandis que les dernières travées
sur la droite ont été ajoutées dans un style néo-gothique sobre entre 1864 et 1866.