Saint-Germain-en-Laye - Le panorama

Saint-Germain-en-Laye - Le panorama

L’une des principales résidences des rois de France depuis le Moyen Âge jusqu’en 1682, Saint-Germain-en-Laye dut ce statut à sa proximité avec Paris, à sa forêt propice à la chasse, mais également à sa position au bord du haut plateau qui se dresse au-dessus d’une des boucles de la Seine. La topographie lui permettait en effet de dominer la plaine et ainsi d’offrir un air jugé plus sain ainsi que des vues dégagées jusqu’à la capitale. Pris depuis le bord de la terrasse qui s’étend en contrebas du parterre de la Dauphine, ce cliché permet de bien comprendre l’intérêt du site. Visible sur la droite, le Rond Point qui donne accès à la Grande Terrasse surplombe en effet une pente que l’on devine assez forte puis, au-delà des maisons du Pecq que l’on remarque en bas, la Seine et enfin la plaine. Cette dernière apparaît ici encore largement dégagée, la photographie ayant été prise avant qu’elle ne soit bouleversée par la forte urbanisation des environs de Paris.
A mi-hauteur de la photographie, on remarque en outre le grand pont qui permet au train de franchir la Seine puis de monter jusqu’à Saint-Germain-en-Laye. Cette ville fut en effet la destination de la première ligne de chemin de fer pour voyageurs créée en France. Inaugurée en 1837, elle se terminait alors au Pecq, le reste du trajet devant se faire par un autre moyen faute de solution technique pour atteindre le sommet de la pente. Le recours à la technique du chemin de fer atmosphérique permit enfin d’ouvrir en 1847 le dernier tronçon, pour lequel fut donc construit l’ouvrage que montre la photographie.