Supplice chinois, supplice à la cage

Supplice chinois, supplice à la cage

Cette photographie, sans doute la plus violente du fonds Colbert, répond à cette idée répandue en particulier au début du XXe siècle selon laquelle les supplices seraient l’un des éléments culturels les plus inventifs, et de fait, attrayants de la chine. Celui représenté ici questionne nécessairement l’authenticité de la scène, le supplicié est-il véritablement un condamné à mort ou bien la scène est-elle jouée pour la photographie ? Il conviendra de remarquer que l’image représentée sur cette plaque photographique est tronquée, bien plus étroite que les autres. Ce cadrage resserré vise à concentrer le regard sur l’épisode de torture plutôt que sur ses potentiels observateurs.
Le supplice en question est celui dit de la cage. Le condamné subit ici une mort lente : enfermé dans une cage en bois, il est contraint de se tenir debout, sa tête étant maintenant dans une cangue. Ses pieds doivent reposer sur un tas de pierre, que le bourreau retire peu à peu, et que la famille du condamné peut replacer contre une somme d’argent. Contraint de se tenir sur la pointe des pieds, les vertèbres cervicales se brisent jusqu’à la mort de l’individu.