Toulouse, cathédrale Saint-Etienne

Toulouse, cathédrale Saint-Etienne

Si la photographie montre au premier plan quelques passants, une voiture tirée par un cheval et des panneaux publicitaires, son unique sujet est manifestement la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse. De façon exceptionnelle au sein du fonds Colbert, la légende portée sur le côté de la plaque de verre précise d’ailleurs même que ce monument fut élevé du « xe au xviie » siècle.
Edifice complexe, fruit de plusieurs campagnes restées inabouties, la cathédrale comprend une nef aménagée dans la première moitié du xiiie siècle en réutilisant des murs gouttereaux romans. Epaulée sur la gauche par le clocher, la façade correspondante est dominée par un grand arc brisé à l’intérieur duquel s’inscrivent la rose et le portail. Si la première appartient au parti originel, le second, décentré vers le sud, est le résultat d’une modification réalisée en 1449. On distingue également sur la gauche, au-delà du clocher, l’une des principales particularités de l’édifice : son chœur, entrepris à la fin du xiiie siècle avec des dimensions plus importantes que celles de la nef, déborde nettement vers le nord.
Si le cliché permet ainsi de saisir les principales étapes de l’histoire de l’édifice, le noir et blanc ne met pas véritablement en évidence le jeu des matériaux : la cathédrale est bâtie en brique, mais la pierre a été utilisée en parement pour certaines parties de la façade.