Yokohama, samuraï

Yokohama, samuraï

Cette photographie représente un samouraï, c’est-à-dire un membre de la classe guerrière au Japon : il est vêtu d’un kimono traditionnel (et non pas de sa tenue de guerre qui comporte une armure et un casque caractéristiques), il est à genoux, une posture très courante au Japon (il s’agit de la façon commune de s’asseoir, on mange et on assiste aux spectacles et autres représentations assis de cette manière) et entouré d’objets (un livre, des récipients et il semble qu’il tienne un éventail dans sa main gauche). Nous ne savons pas s’ils ont été disposés là pour les besoins de la photographie ou si cet homme est en train d’effectuer un rituel (cérémonie du thé par exemple). La classe des samouraïs a dirigé le Japon féodal pendant près de 700 ans. Il s’agit de guerriers professionnels. Auparavant, l’armée japonaise reposait sur le principe de la conscription, inspirée du modèle chinois. Mais le pouvoir s’aperçut de l’inefficacité de son armée pour lutter contre certains envahisseurs aguerris et du poids que cela faisait peser sur les autres corps de la société (paysans) qui se dédiaient moins à leur travail. D’après les hypothèses, le corps des samouraïs serait né de ce besoin d’une armée de métier ou alors il pourrait s’agir des anciens gardes du palais impérial. Le XIXème siècle marque le déclin des samouraïs dont les droits sont considérablement réduits sous la restauration de l’ère Meiji en 1867. Ils se révoltent mais sont écrasés par l’armée impériale en 1874 et lors de la rébellion de Satsuma en 1877. La photographie a été prise à Yokohama, ville portuaire, capitale de la préfecture de Kanagawa, et deuxième ville du Japon derrière Tokyo.