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corps

Français
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Le mot sexology est attesté dès les années 1860 en langue anglaise, mais ne prend son sens moderne de science de la sexualité que dans les années 1900, d’abord en allemand (Sexualwissenschaft) et néerlandais (seksuologie), puis en français, espagnol (sexología), italien (sessuologia). Interdisciplinaire, cette science se nourrit d’abord de nombreuses spécialités médicales, mais aussi des sciences humaines et sociales et des mouvements militants. Elle a pour ambition de comprendre la sexualité humaine et son développement tout en distinguant le « normal » du pathologique. Elle traite aussi des questions liées à la reproduction et à la santé sexuelle. Plusieurs temps peuvent être esquissés. Le dernier tiers du xixe siècle est celui la « psychopathologie sexuelle ». Dans le sillage de la réforme sexuelle et de l’eugénisme, la sexologie connaît un nouveau tournant dans l’entre-deux-guerres. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cette discipline se renouvelle, sous l’influence américaine, et entre dans quelques universités.

Types et uniformes de l'armée prussienne : (tenue de campagne), estampe de Pépin E., 1870.
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L’histoire de l’uniforme permet d’appréhender autrement l’émergence de l’État et du sentiment national en Europe, ainsi que les mutations économiques et sociales de ce continent. Mais l’habit militaire apparaît aussi indissociable d’une expérience spécifique de la guerre, en lien avec l’armée de conscription et la massification de l’expérience guerrière. L’évolution de l’uniforme se place ainsi au croisement de considérations d’ordre technique, liées à la létalité croissante des armes, et d’ordre anthropologique, en raison des représentations associées à cette tenue dans les différentes nations européennes.

Une batterie de katiouchas en action lors de la bataille de Stalingrad, 6 octobre 1942. RIA Novosti archive, image #303890 / Zelma / CC-BY-SA 3.0.
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Si la poudre n’est pas une invention européenne, le développement de l’artillerie a contribué depuis la fin du Moyen Âge à l’émergence des États européens et d’une culture militaire propre au continent, sous l’effet de la circulations des savoirs techniques. L’artillerie a également participé à l’élaboration d’une manière spécifique de faire et de vivre la guerre, qui a culminé avec les deux conflits mondiaux. Ce faisant, elle a conduit, à travers toute l’Europe, à une expérience particulière de la guerre qui, de traumatismes en destructions, a marqué par sa puissance dévastatrice la mémoire européenne.

Photographies avant et après l’opération de Steinach.  Peter Schmidt, Conquest of Old Age, Londres, Routledge, 1931.
Brochure en faveur de la stérilisation masculine : Vasectomie. Amour sans conséquences. Une réalité à conseiller à tous, Valence, Solidaridad obrera, 1933.
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Après la disparition des castrats des scènes lyriques, la castration ne demeure en Europe au tournant du xxe siècle qu’une thérapeutique abhorrée ou un acte rituel marginal. Mais dans l’entre-deux-guerres, différents usages de la vasectomie sont expérimentés et se développent dans le champ médical. Dans les années 1920, l’Autrichien Steinach en fait une célèbre technique de rajeunissement du corps masculin. En parallèle, la vasectomie est employée à partir de 1928 en application de lois eugénistes qui prétendent régénérer le corps social. Au même moment, l’opération est pratiquée de manière discrète et même clandestine dans un certain nombre de pays européens en tant que méthode anticonceptionnelle. Tandis que seul ce dernier usage perdure après la Seconde Guerre mondiale, la lenteur de la légalisation et de la diffusion de la stérilisation masculine volontaire dans certains pays souligne encore aujourd’hui le rapport complexe qu’entretiennent virilité et stérilité.

« Queer Liberation, Not Rainbow Capitalism demonstration », Activistes queer lors de la LGBT Pride à Dublin, Irlande juillet 2016

Depuis le xvie siècle queer signifie « pervers » en anglais. Le terme s’est répandu aux États-Unis à la fin du xxe siècle, pour critiquer et tenter de rendre obsolète le binarisme des sexes (homme/femme) et des sexualités (homosexualité/hétérosexualité) au moyen d’une analyse de leurs diversités. Son émergence sur le continent européen remonte aux années 1990, et s’exprime alors tant sur un plan académique (par la publication des théories queer) qu’à travers l’émergence de mouvements militants qui se distinguent du mouvement lesbien, gai, bi et transgenre (LGBT) traditionnel. Le queer en Europe se traduit par la constitution de nombreuses organisations nationales, répondant au contexte de chaque pays notamment dans leurs liens avec le mouvement LGBT, mais aussi par une dynamique transnationale perceptible du point de vue des questionnements théoriques et de manifestations européennes communes.

Symbole transgenre
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Le terme transidentités, apparu en Allemagne au début du xxe siècle, renvoie à un ensemble de pratiques d’identification à un genre différent de celui assigné à la naissance. La définition des transidentités se situe à la croisée des discours médicaux, des prescriptions juridiques et des pratiques sociales. Les avancées médicales et chirurgicales depuis le premier tiers du xxe siècle rendent possible le changement de sexe ; selon les pays, celui-ci peut comporter une dimension thérapeutique et s’accompagner d’une modification de l’état civil. À partir de la décennie 1960, les transidentités deviennent plus visibles et à des rythmes différents selon le contexte politique national ; des mesures médicales et juridiques sont adoptées pour prendre en compte les demandes des « trans », souvent sous la pression des nouvelles normes internationales. Durant les années 1990, des associations voient le jour et s’européanisent pour dépsychiatriser la transidentité ; elles trouvent dans la Cour européenne des droits de l’homme une alliée pour faire évoluer les législations nationales.

Photographie des principaux membres du lazaret ambulant du docteur Cresson, organisé pour soutenir les forces russes sur le front allemand, 1916.
Mesdames Macherez et Sellier, infirmières, munies de masques contre les gaz, dans la ville bombardée de Soissons (Aisne), 23 août 1916 Source : BDIC https://goo.gl/JLtjDo
Casque et appareillage utilisés pour la reconstruction faciale des blessés de la Grande Guerre, les « gueules cassées ». Source : Otis Historical Archives of National Museum of Health & Medicine (OTIS Archive 1) via Wikimedia Commons https://goo.gl/CaxiZ4
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Le service de santé aux armées est au cœur de l’expérience combattante. Les personnels qui le composent apparaissent comme des témoins hors pair des nombreuses blessures physiques et psychiques subies par les combattants. Ce service occupe une place à part dans les logiques de guerre, tentant de soigner dans un contexte de violence extrême. Face à l’urgence de la prise en charge et la répétition des soins, la guerre constitue dès lors un formidable laboratoire d’innovations médicales pour sauver des vies.

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