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Les tribunes du circuit de Gueux lors du Grand Prix de la Marne 1928. © Archives municipales et communautaires de Reims (cote 31 W 385).
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Depuis le début du xxe siècle, notamment à l’occasion des coupes Gordon-Bennett (1900), c’est sous les projecteurs d’une presse cocardière, complice et friande de modernité technique que les constructeurs automobiles présentent, sur la scène européenne, les performances de leurs bolides. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, alors que le parc automobile et les flux touristiques croissent de façon vertigineuse, les courses automobiles se multiplient. Un championnat d’Europe est organisé en 1925 par la Commission sportive internationale de l’Association internationale des automobile-clubs reconnus (AIACR) qui s’appuie sur des initiatives locales. Pour les organisateurs locaux de courses, inscrire son circuit dans le calendrier du championnat d’Europe devient un enjeu majeur. Soutenus par les commerçants, industriels et édiles politiques locaux, les organisateurs saisissent l’occasion de la course pour faire de la publicité et stimuler l’économie.

Partout en Europe, des acteurs locaux se mobilisent en ce sens pour tirer profit et prestige des circulations plurielles qu’engendre le sport automobile européen. Le cas du Grand Prix de la Marne illustre parfaitement l’enchevêtrement des échelles qui caractérise, du local à l’international, l’émergence d’une scène et d’un public européens pour les spectacles sportifs automobiles.

Frontispice dans François Quesnay, Physiocratie, ou Constitution naturelle du gouvernement le plus avantageux au genre humain, recueil publié par Pierre Samuel du Pont de Nemours, Leyde et Paris, Librairie Merlin, 1767-1768.
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Paul Pierre Lemercier de La Rivière (1719-1801), économiste physiocrate, penseur politique et du droit à l’époque des Lumières – célèbre pour son Ordre naturel et essentiel des sociétés politiques (1767) – milite dans ses écrits pour une « confédération générale de toutes les puissances de l’Europe » : il s’agit, dans une Europe pacifiée, d’établir un cadre institutionnel favorable à l’épanouissement économique des puissances européennes.

Adolphe Billecoq, consul français de Bucarest, dans les années 1840. Source : Anonyme, Voyage illustré dans les cinq parties du monde en 1846, 1847, 1848, 1849, p. 93
Carte postale représentant les consuls généraux et officiers militaires des Quatre Puissances (France, Italie, Russie, Grande-Bretagne) pendant la période d’autonomie de la Crète (1897-1913). Source : E. A. Cavaliero, La Canée, Crète, 1906, via Wikimedia Commons. https://goo.gl/nGmTUc
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Apparus au Moyen Âge, les consulats sont institutionnalisés à l’époque moderne par les différents États européens dans un souci premier d’intermédiation commerciale. À partir du xixe siècle, le statut et le positionnement des consulats et de leurs titulaires connaissent des évolutions majeures, bien que progressives, qui les arriment solidement – mais pas complètement – aux diplomaties européennes. C’est là tout l’enjeu de la « diplomatie consulaire ».

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