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Couverture de La bataille dans les neiges, bref récit écrit par A. Norec pour la collection « Patrie » en 1917 et mettant en avant la « guerra bianca » sur le front italien pendant la Grande Guerre et les difficultés propres à ce front (collection P.-L. Buzzi).
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Les conditions météorologiques sont souvent décisives en temps de guerre. Au vie siècle avant Jésus-Christ, Sun Tzu insistait déjà dans son Art de la guerre sur le rôle joué par les dispositions atmosphériques. Celles-ci ont en effet des répercussions aussi bien sur la santé et le moral des troupes que sur le déroulement des opérations militaires, conduisant les hommes et leurs chefs à s’équiper et à anticiper. Les conflits dans l’Europe contemporaine confirment cette importance de la météo, dans leur déroulement ainsi que dans la prise en compte croissante de ce facteur au sein des états-majors.

Musique d’infanterie, Imagerie Pellern, Épinal, Second Empire.
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Nombre de traces iconographiques et matérielles attestent l’utilisation de trompes et autres instruments à vent sur les champs de bataille depuis l’Antiquité. Participant de l’expérience sonore des soldats, la musique a assumé diverses fonctions qui ont évolué au gré des époques en Europe. Si les instruments à percussion, les trompes et trompettes ont d’abord servi à transmettre des signaux, la naissance d’un répertoire spécifique de « musique militaire » en France sous le règne de Louis XIV puis en Europe répond au besoin d’affirmer le prestige des armées. À partir de la Première Guerre mondiale, la musique se charge de plus en plus de divertir et mobiliser les combattants et soldats, pour entretenir leur moral sur le front.

Types et uniformes de l'armée prussienne : (tenue de campagne), estampe de Pépin E., 1870.
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L’histoire de l’uniforme permet d’appréhender autrement l’émergence de l’État et du sentiment national en Europe, ainsi que les mutations économiques et sociales de ce continent. Mais l’habit militaire apparaît aussi indissociable d’une expérience spécifique de la guerre, en lien avec l’armée de conscription et la massification de l’expérience guerrière. L’évolution de l’uniforme se place ainsi au croisement de considérations d’ordre technique, liées à la létalité croissante des armes, et d’ordre anthropologique, en raison des représentations associées à cette tenue dans les différentes nations européennes.

Une batterie de katiouchas en action lors de la bataille de Stalingrad, 6 octobre 1942. RIA Novosti archive, image #303890 / Zelma / CC-BY-SA 3.0.
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Si la poudre n’est pas une invention européenne, le développement de l’artillerie a contribué depuis la fin du Moyen Âge à l’émergence des États européens et d’une culture militaire propre au continent, sous l’effet de la circulations des savoirs techniques. L’artillerie a également participé à l’élaboration d’une manière spécifique de faire et de vivre la guerre, qui a culminé avec les deux conflits mondiaux. Ce faisant, elle a conduit, à travers toute l’Europe, à une expérience particulière de la guerre qui, de traumatismes en destructions, a marqué par sa puissance dévastatrice la mémoire européenne.

Affiche d’Henri Dangon réalisée pour l’exposition L’art de guerre au salon des Armées du 22 décembre 1915 au 22 février 1916.
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De tous les artefacts engendrés par la Grande Guerre, les objets d’artisanat de tranchée sont probablement les plus curieux et les plus complexes. Au-delà de leur genèse technique, ces objets témoins posent des questions quant aux attentions et intentions dont ils font l’objet. Expression artistique d’une expérience personnelle faite au cours d’un événement européen majeur, les créations relevant de l’artisanat de tranchée se présentent sous des formes diverses qui font de cette pratique un objet anthropologique et archéologique passionnant à étudier.

Photographie prise par le colonel Meches le 12 avril 1945 à la libération du camp d’Ohrdruf (Allemagne).
Photographie de l’Agence Meurisse, illustrant le départ en 1937 d’une attaque de miliciens pendant la guerre d’Espagne. Source : Gallica https://goo.gl/PybXbv
Photographie prise par le capitaine Horton représentant Winston Churchill inspectant les défenses anglaises près de Hartlepool en juillet 1940. Cette photographie a ensuite été détournée par la propagande nazie de manière à présenter le Premier ministre britannique en gangster. Source : IWM https://goo.gl/VuXSnn
Photographie prise par Yevgeny Khaldei le 2 mai 1945 et intitulée « Le drapeau rouge sur le Reichstag ». Source : Flickr https://goo.gl/HovBqw
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Le photoreportage ou photojournalisme de guerre connaît son âge d’or de l’entre-deux-guerres aux années 1970, notamment en Europe occidentale. Porté par les figures mythiques des grands reporters et des magazines, il s’appuie sur l’ensemble des mutations techniques et technologiques qu’a connues la photographie depuis son invention au xixe siècle. Un temps instrumentalisé par les régimes totalitaires, il a désormais perdu son monopole de l’image considérée comme réelle et véridique au profit d’autres médias : la télévision puis Internet. Le genre a depuis trouvé d’autres formes d’expression pour représenter la guerre, plus artistiques et fondées non plus sur l’événement en lui-même mais sur l’émotion suscitée chez son public par le regard du photographe.

« Into the Jaws of Death » (« Dans les mâchoires de la mort »), photographie prise au matin du 6 juin 1944 devant Omaha Beach en Normandie.
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Attestées depuis l’Antiquité, mais associées aux grands débarquements de la Seconde Guerre mondiale, les opérations amphibies appartiennent au registre classique de la guerre. En dépit des évolutions technologiques, leurs problématiques restent identiques. Il s’agit de parvenir à combiner des moyens terrestres, aériens et navals lors d’une attaque contre un littoral. Après la période faste de l’époque moderne, qu’illustre le succès des « descentes » britanniques sur le continent, la révolution industrielle provoque leur éclipse. À tel point que, en 1939, les stratèges sont convaincus que l’ère des opérations amphibies est révolue. Mais la Seconde Guerre mondiale, qui oppose des puissances maritimes et terrestres, leur donne au contraire une nouvelle dimension.

Bernard-Édouard Swebach, La retraite de Russie, 1838, photographie prise et mise en ligne par Yelkrokoyade à l’occasion de l’exposition Les désastres de la guerre 1800-2014, Musée Louvre-Lens. Prêt du musée des beaux-arts de Besançon, mars 2015
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Débutée en juin 1812, la campagne de Russie achevée à la mi-décembre constitua, malgré les effectifs engagés, une catastrophe pour la Grande Armée en butte tant à des problèmes logistiques énormes qu’à la résistance et au patriotisme des troupes russes. En janvier 1814, portées par les succès de la campagne d’Allemagne, les troupes coalisées pénètrent en France. La campagne sera acharnée mais de courte durée. Le 31 mars Alexandre Ier entre dans Paris, prélude à l’abdication de Napoléon le 6 avril.

Le capitaine de l'armée de l'air (Royal Air Force) J M Woodcock (assis), préparant l'envoi de tracts par ballon de type M avant son expédition en Allemagne.
Les compagnies de propagande allemandes (Propaganda Kompanien) en France (1940) ; Bundesarchiv, Bild 146-2007-0200 / Jäger / CC-BY-SA 3.0 https://goo.gl/mBJ7yj
Le théâtre aux armées de la Royal Air Force en Normandie (1944-1945), Archives de l’Imperial War Museum, CL 589, photographe officiel de la Royal Air Force, Saidman. Source : IMW https://goo.gl/j9Z6TX
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Au front, autant qu’une guerre armée, c’est un conflit psychologique qui est mené. Les États belligérants mettent en place des actions de propagande pour maintenir le moral de leurs troupes et déstabiliser celui de leurs adversaires. Ces actions prennent différentes formes selon les États, les fronts, les troupes visées et les époques tout en s’adaptant aux évolutions des technologies de communication : radio, télévision et Internet.

Dessin du conte Antonio Cavagna Sangiuliani di Gualdana
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Arme blanche apparue au xviie siècle, la baïonnette vient s’adapter au canon du fusil et constitue un des principaux équipements d’infanterie. La baïonnette à douille, adoptée grâce à Vauban, vient résoudre le problème de la défense du tireur. L’arme à feu peut dès lors être utilisée comme instrument de tir et comme arme d’hast. Cette étape marque durablement les techniques du combat d’infanterie, au moins jusqu’à la Première Guerre mondiale. La baïonnette connaît encore d’autres mutations dans l’après-1945.

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