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guerre

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« Europa », dans Cesare Ripa, Iconologia…, Sienne, 1613, p. 63. © Duke University Librairies.
Opicinus de Canistris, Carte, vers 1335-1338. © Vatican, Biblioteca Apostolica Vaticana, Vat. lat. 6435, f. 74v. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/SFjwgx
Martin Desjardins, Louis XIV donnant la paix à l’Europe, bronze, 1682-1685, Paris, Louvre, M.R. 3380, cliché de l’auteur.
Les quatre parties du monde, toile de Jouy, vers 1788, New York, The Metropolitan Museum of Art, 59.208.87. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/YDhqxT
Mirko Szewczsukn, Europe und der Stier, 1949, publiée dans Die Zeit du 3 février 1949.

L’iconographie de l’Europe est une source fondamentale pour comprendre l’idée d’Europe depuis l’Antiquité. En effet, son langage symbolique exprimé par les images – à plat ou en relief – est riche et varié, et ajoute à l’histoire de l’idée d’Europe d’innombrables chapitres inédits qui complètent ceux qui nous ont été livrés par les sources écrites. La figure de l’Europe, par ses acceptions politiques, religieuses ou commerciales, a fait l’objet d’un véritable engouement de la part des artistes, des princes et du public des arts – de tous les arts – durant des siècles. Or ce thème iconographique est encore peu étudié et il reste donc un vaste champ d’exploration de l’idée Europe par les images.

Monument en mémoire de la déportation des Tatars de Crimée, à Eupatoria (Crimée), photo de Georgij Dolgopskij.
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En Union soviétique, lors de la Seconde Guerre mondiale, des minorités non russes de la Volga, du Caucase et de Crimée sont collectivement déportées selon le même modus operandi : rafle, transfert dans des wagons à bestiaux, relégation dans des zones inhospitalières et exploitation économique des bannis. De grande envergure avec plus de deux millions de personnes touchées, ces déportations successives représentent à l’échelle européenne une entreprise inédite de gestion des populations et de production industrielle et agricole. Si leur généalogie remonte à la campagne contre les Cosaques du Don pendant la guerre civile (1918-1921), les années 1930 en constituent un moment clé, avec des épisodes répressifs qui expriment la méfiance toujours plus forte de la direction du pays à l’endroit de plusieurs minorités non russes, perçues comme de potentiels ennemis de l’intérieur.

Types et uniformes de l'armée prussienne : (tenue de campagne), estampe de Pépin E., 1870.
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L’histoire de l’uniforme permet d’appréhender autrement l’émergence de l’État et du sentiment national en Europe, ainsi que les mutations économiques et sociales de ce continent. Mais l’habit militaire apparaît aussi indissociable d’une expérience spécifique de la guerre, en lien avec l’armée de conscription et la massification de l’expérience guerrière. L’évolution de l’uniforme se place ainsi au croisement de considérations d’ordre technique, liées à la létalité croissante des armes, et d’ordre anthropologique, en raison des représentations associées à cette tenue dans les différentes nations européennes.

Opération de reconnaissance du 8e RIM dans le secteur du vieux Saïda. Assaut d’une mechta (hameau) et arrestation de combattants algériens. Date : 1959. Photographe : Arthur Smet. Copyright : ECPAD – collection Smet. Réf. : D163-29-55. Arthur Smet pratique la photographie en amateur au sein du 8e RIM avec le consentement de sa hiérarchie, avant de devenir reporter à part entière pour son régiment à partir de l'été 1959.
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L’invention d’appareils photographiques portables permet au soldat de photographier sa guerre dès la fin du xixe siècle mais les usages privés de l’image par le combattant posent rapidement des difficultés aux armées et aux États européens. Ils cohabitent avec les représentations officielles et publiques de la guerre qu’ils consolident, complètent ou parfois subvertissent. En Europe, la Première Guerre mondiale est le lieu d’une première utilisation de masse des appareils portables par des soldats. Loin des codes traditionnels de la représentation du combat et des récits homogènes de la communication officielle, des milliers d’images enregistrent alors une expérience à hauteur d’homme. L’imagerie de la guerre s’en trouve modifiée pour les décennies à venir. Dans un rapport toujours instable avec la photographie professionnelle, la photographie amateure pratiquée par le soldat participe ainsi à la fabrique de l’imagerie contemporaine du combat en Europe, au point de devenir dans les dernières décennies un mode de visualisation privilégié de la guerre.

Le Zentrales Denkmal Flucht und Vertreibung 1945 [Mémorial central de la fuite et de l’expulsion de 1945] conçu par Joachim Bandau et inauguré en 1999, Nuremberg.
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L’expulsion des Allemands de Tchécoslovaquie en 1945-1946 vient mettre un terme à la présence pluriséculaire de populations germanophones dans cette partie de l’Europe médiane. Le différend germano-tchèque au sujet de ces expulsions reste fort tout au long du second xxe siècle. Les souffrances endurées par les Tchécoslovaques sous la domination nazie et celles subies par les populations germanophones au moment de leur expulsion alimentent depuis 1945 un fort ressentiment de part et d’autre. Cette rancœur est longtemps renforcée chez les expulsés par le silence que le régime communiste impose sur cette épineuse question en Tchécoslovaquie, laissant à l’Allemagne de l’Ouest le soin d’accorder des réparations. Dans ces conditions, l’amorce d’un processus de réconciliation est presque impossible. Les discussions engagées depuis 1989 ont toutefois permis de revenir à une relation plus apaisée, davantage en phase avec l’évolution des mémoires de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

Dessin de Gill « Le vieux briseur de fers », La Petite Lune, no 34, 1878. Au moment de la discussion sur l’amnistie à accorder aux communards, Gill fait de Victor Hugo la figure de proue de ce combat.
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L’amnistie est une procédure de clémence radicale qui décrète l’oubli des fautes commises. Souvent pratiquée en Europe au lendemain des grandes crises civiles pour faire cesser l’affrontement et reprendre la vie commune, elle l’a été selon des modalités et avec des intentions variables selon les régimes. Longtemps louée pour son rôle réparateur, les violences de l’époque contemporaine lui ont opposé le devoir de mémoire. Son rejet actuel est révélateur d’un régime d’historicité dans lequel les acteurs ont du mal à s’affranchir du passé et pour lequel le souci des victimes est prioritaire. L’oubli ne devient alors possible que si la justice est passée et si l’histoire a réussi à désarmer l’affrontement des mémoires.

Le Passional Christi und Antichristi (Wittenberg, 1521) oppose des épisodes de la vie du Christ et le comportement du pape-antéchrist à travers de petits textes allemands de Luther, illustrés de gravures de Lucas Cranach. Ici, un verset de l’évangile de Jean évoque le couronnement d’épines. En face, le pape, utilise une pseudo-loi de Constantin pour se faire couronner comme un empereur avec la tiare et la pourpre.

L’imprimé joue un rôle central dans les conflits politico-religieux en Europe au xvie siècle. Les réformateurs protestants aussi bien que les défenseurs de l’Église catholique y voient un instrument efficace pour réveiller les consciences, instruire les populations et gagner leur soutien. La politisation des conflits religieux encourage la production et la diffusion de textes qui justifient les soulèvements contre les autorités, expliquent les actions de ces dernières et formulent des théories politiques. La campagne de publications organisée par de véritables spécialistes de l’écriture devient un élément indispensable pour toute mobilisation. Quoique les tirages soient encore relativement modestes par rapport à la masse de la population majoritairement analphabète, les imprimés exercent une influence importante car ils ciblent les élites dotées du pouvoir d’action et capables de servir de relais vers les formes orales de la diffusion de l’information.

Affiche de Victor Prouvé « Les préliminaires de la paix juste, glorieuse, durable », 1919.
Plaque commémorant la venue du président français Charles de Gaulle et du chancelier ouest-allemand Konrad Adenauer le 8 juillet 1962, apposée sur le parvis de la cathédrale de Reims la même année et dont une version en allemand a été inaugurée en 2012. Source : WIkimedia Commons https://goo.gl/6Wjfm8
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En 2012, l’Union européenne a reçu le Nobel de la paix pour sa contribution à la réconciliation : constitue-t-elle un espace d’expériences et de référence pour sortir de la guerre – mondiale, régionale ou civile – et vivre ensemble après les conflits ? Pour qualifier le temps de la fabrique de la paix, l’expression de « justice transitionnelle » s’est imposée depuis les années 1990, ouvrant un nouveau champ de recherche et d’expertise. Cette notion prend en compte d’une part, les instruments traditionnels de la justice comme les procès d’épuration et les réparations ; d’autre part, des instruments symboliques, tels que les demandes publiques d’excuses et de pardon ou les gestes de repentance, ainsi que les initiatives multiples de restauration de la confiance. Si la « réconciliation » est le but à atteindre, elle est plus encore le processus même de rapprochement, souvent dissymétrique et imparfait, engageant des acteurs divers à de multiples échelles. La question du rapport au passé y occupe une place centrale et controversée, à laquelle ont été apportées des réponses allant de l’amnésie à l’hypermnésie.

L’Église du Christ (calviniste) attaquée par le duc d’Albe, les cardinaux de Lorraine et de Granvelle, ainsi que le Diable, l’Antéchrist et ses troupes, des souverains, dont le (Grand) Turc, des soldats, des prélats et des moines, vers 1568, gravure anonyme flamande à l’eau forte, 28,4 x 44 cm.
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Tous les combats des guerres de religion se sont accompagnés d’influences, d’interventions et de collaborations étrangères. L’Allemagne de la première moitié du xvie et de la guerre de Trente Ans et la France dans la seconde moitié du xvie siècle, principaux champs de bataille entre confessions, sont des affrontements européens. Les solutions de compromis vouées à permettre la coexistence religieuse ou le refus de celles-ci s’inscrivent tout autant dans un débat à l’échelle de la chrétienté. Pour autant, la constitution de grands blocs opposés entre catholiques, luthériens ou calvinistes, voire une alliance internationale entre partisans de la concorde, sont largement demeurés à l’état de projets et de menaces fantasmées.

Valentin de Boulogne, Judith, huile sur toile, 97 x 74 cm, 1626-1628, Toulouse, Musée des Augustins.
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Entre la fin du Moyen Âge et les années 1650, les rapports qui fondent le corps politique sont de nature relationnelle : davantage que les formes d’expression de l’autorité, c’est le contrôle de la relation d’obéissance qui est au fondement de l’État. Toute la culture politique porte en elle des conceptions des relations d’obéissance et de désobéissance. Mais, dans un contexte troublé par les affrontements confessionnels, où il est envisageable de désobéir au roi pour mieux obéir à Dieu ou pour reconstruire un ordre social menacé, il importe d’expérimenter de nouvelles formes d’obéissance. De l’obéissance conditionnelle à l’obéissance absolue, de l’obéissance raisonnée à l’obéissance imposée, il s’agit toujours de répondre à une question : comment recréer dans l’obéissance du sujet politique au magistrat l’obéissance due par tout chrétien à Dieu ?

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