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Photographie prise par le colonel Meches le 12 avril 1945 à la libération du camp d’Ohrdruf (Allemagne).
Photographie de l’Agence Meurisse, illustrant le départ en 1937 d’une attaque de miliciens pendant la guerre d’Espagne. Source : Gallica https://goo.gl/PybXbv
Photographie prise par le capitaine Horton représentant Winston Churchill inspectant les défenses anglaises près de Hartlepool en juillet 1940. Cette photographie a ensuite été détournée par la propagande nazie de manière à présenter le Premier ministre britannique en gangster. Source : IWM https://goo.gl/VuXSnn
Photographie prise par Yevgeny Khaldei le 2 mai 1945 et intitulée « Le drapeau rouge sur le Reichstag ». Source : Flickr https://goo.gl/HovBqw
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Le photoreportage ou photojournalisme de guerre connaît son âge d’or de l’entre-deux-guerres aux années 1970, notamment en Europe occidentale. Porté par les figures mythiques des grands reporters et des magazines, il s’appuie sur l’ensemble des mutations techniques et technologiques qu’a connues la photographie depuis son invention au xixe siècle. Un temps instrumentalisé par les régimes totalitaires, il a désormais perdu son monopole de l’image considérée comme réelle et véridique au profit d’autres médias : la télévision puis Internet. Le genre a depuis trouvé d’autres formes d’expression pour représenter la guerre, plus artistiques et fondées non plus sur l’événement en lui-même mais sur l’émotion suscitée chez son public par le regard du photographe.

La trêve de Noël 1914 sur le front belge (Ploegsteert) : Anglais et Allemands photographiés ensemble.
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Les fraternisations du front Ouest de la Première Guerre mondiale, très médiatisées depuis les années 2000, se sont muées en lieux de mémoire, symboles de la fraternité des peuples ouest-européens. Cette utilisation des fraternisations dans le discours d’une hypothétique « communauté mémorielle européenne » fait oublier que les fraternisations apparaissent dans des conditions particulières et sont plurielles. Initiées par les soldats, elles sont généralement farouchement combattues et condamnées par les hauts gradés.

Johann Peter Krafft, L’archiduc Charles pendant la bataille d’Aspern, 1809, huile sur toile vers 1809, peinture conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne.
Portrait de l’amiral Miklós Horthy vers 1930, issu d’un Recueil de portraits, sans auteur, photographie issue des collections de la BnF. Source : Gallica https://goo.gl/Mo5dLY
Organigramme de l’OTAN en 1952, d’après US Navy All Hands Magazine, septembre 1952, p. 31. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/W9H6Y1
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Dans l’Europe moderne et contemporaine, commander en chef impliqua longtemps de conduire à la bataille des centaines de milliers ou des millions d’hommes. D’essence militaire, la fonction n’en a pas moins une forte dimension politique, qui se lit à la fois dans ses origines et dans ses prolongements. Si la fonction de commandant en chef n’a plus l’importance institutionnelle et l’aura qui furent les siennes avant 1945, elle n’en demeure pas moins un outil essentiel de compréhension de l’Europe contemporaine.

Château de Heidelberg, dessin aquarellé. Mises à sac à la fin du xviie siècle par les Français pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg, les ruines des tours éventrées du château de Heidelberg représentent un ouvrage à la fois « du temps et de l’homme », au sens de Chateaubriand.
Syros, Cyclades, dessin aquarellé. © Tuija Lind, 2001. Vers la fin du XXe siècle, même les ruines ordinaires comme celles d’une usine abandonnée suscitent l’intérêt. Toute ruine nourrit la curiosité, car elle laisse la vision percer à travers ses murs.
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À partir de la Renaissance, l’intérêt pour les ruines s’est focalisé sur les monuments de l’Antiquité avant de toucher l’ensemble des vestiges du passé européen. La période de prédilection fut le siècle des Lumières qui, en ajoutant à la ruine comme témoignage du passé un statut d’objet esthétique, contribua à l’avènement de la discipline nouvelle de la restauration architecturale. Les études archéologiques et les mesures de protection se sont multipliées pendant les siècles suivants, ainsi que les catégories de ruines considérées comme monument ou objet à conserver. Aux ruines dites romantiques ou archéologiques s’ajoutent certaines ruines issues de destruction volontaire, catastrophe naturelle ou d’abandon. Aujourd’hui, la ruine – une structure dont le gros œuvre est sérieusement lésé – continue de susciter partout un vif intérêt parmi les professionnels et les visiteurs, alors que les guides et les gestionnaires du tourisme patrimonial ont remplacé les artistes et les écrivains d’autrefois.

Benvenuto Cellini, Christ soutenant saint Pierre au-dessus des flots, inscription « Quare dubitasti ? » (« Pourquoi as-tu douté ? »), 1530-1532, double carlin en argent de Clément VII.
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Accident politique, le sac de Rome constitue un important jalon dans l’histoire artistique européenne. Les contemporains ont insisté sur l’iconoclasme réformé qui met notamment à mal les reliques et saintes images de la Ville Sainte, siège de la papauté et destination des pèlerinages. Dispersant les héritiers de Raphaël ainsi que les autres acteurs de la première génération maniériste, le sac permet la diffusion immédiate de la première manière romaine, mais aussi florentine, vers les principales cours d’Italie (1527 et 1528), puis de France (Fontainebleau) et enfin d’Europe.

Photographie illustrant les échanges dans le cadre du jumelage entre Frankenthal (RFA) et Colombes (F), villes reliées symboliquement par une « Route de l’amitié ». Source : Archives de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ/DFJW), sd.
« Carte des jumelages en Europe », extraite de la brochure du Conseil des communes et des régions d’Europe (CCRE), Les jumelages pour le monde de demain. Guide pratique, oct. 2007, p. 4.
« La signalétique des jumelages dans Berlin-Wilmersdorf ». Sur ce panneau sont mentionnés tous les jumelages noués par cette ancienne commune autonome de l’actuel Grand Berlin, située, lors de la guerre froide, du côté RDA.  © Photo Corine Defrance, 2016.

En 2016, on dénombre environ 20 000 jumelages en Europe. Cette pratique s’est développée massivement sur le continent depuis la fin des années 1950, d’abord en Europe de l’Ouest, puis de l’Est et entre villes des blocs rivaux de la guerre froide. Leur origine remonte pourtant au début du xxe siècle. Leur histoire permet d’explorer les tensions entre diplomatie « par en bas » et contrôle étatique. Les jumelages sont d’importants outils de coopération et d’échanges socio-culturels et économiques, mais aussi des vecteurs de solidarités. Dans le premier xxe siècle, ces solidarités ont parfois pu être agressives. Après 1945, les jumelages deviennent largement des lieux et symboles des processus de rapprochement.

Photographie des principaux membres du lazaret ambulant du docteur Cresson, organisé pour soutenir les forces russes sur le front allemand, 1916.
Mesdames Macherez et Sellier, infirmières, munies de masques contre les gaz, dans la ville bombardée de Soissons (Aisne), 23 août 1916 Source : BDIC https://goo.gl/JLtjDo
Casque et appareillage utilisés pour la reconstruction faciale des blessés de la Grande Guerre, les « gueules cassées ». Source : Otis Historical Archives of National Museum of Health & Medicine (OTIS Archive 1) via Wikimedia Commons https://goo.gl/CaxiZ4
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Le service de santé aux armées est au cœur de l’expérience combattante. Les personnels qui le composent apparaissent comme des témoins hors pair des nombreuses blessures physiques et psychiques subies par les combattants. Ce service occupe une place à part dans les logiques de guerre, tentant de soigner dans un contexte de violence extrême. Face à l’urgence de la prise en charge et la répétition des soins, la guerre constitue dès lors un formidable laboratoire d’innovations médicales pour sauver des vies.

Exécution d’un partisan à Minsk, 1942-1943. Panneau, en russe et en allemand : « Voici le chef d’un groupe de guérilla. Il a tourmenté et pillé la population pendant des mois. Il est donc PENDU ! ».
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La répression de l’Allemagne nazie dans les territoires occupés pendant la Seconde Guerre mondiale porte l’empreinte des expériences des guerres passées, tout en reposant sur une stratégie de dissuasion. L’année 1941 marque l’abandon définitif des règlements internationaux et le début de la systématisation des violences à grande échelle contre les civils, à commencer par les Juifs. En dépit de situations souvent très différentes, de forts liens et échanges existent entre régions occupées. Les expériences circulent ; les méthodes et stratégies sont observées, transférées et expérimentées d’un territoire à l’autre.

« Into the Jaws of Death » (« Dans les mâchoires de la mort »), photographie prise au matin du 6 juin 1944 devant Omaha Beach en Normandie.
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Attestées depuis l’Antiquité, mais associées aux grands débarquements de la Seconde Guerre mondiale, les opérations amphibies appartiennent au registre classique de la guerre. En dépit des évolutions technologiques, leurs problématiques restent identiques. Il s’agit de parvenir à combiner des moyens terrestres, aériens et navals lors d’une attaque contre un littoral. Après la période faste de l’époque moderne, qu’illustre le succès des « descentes » britanniques sur le continent, la révolution industrielle provoque leur éclipse. À tel point que, en 1939, les stratèges sont convaincus que l’ère des opérations amphibies est révolue. Mais la Seconde Guerre mondiale, qui oppose des puissances maritimes et terrestres, leur donne au contraire une nouvelle dimension.

Abraham-César Lamoureux (1635-1692), Statue équestre de Christian V, plomb doré, ca. 1685-1688.
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Confrontés aux guerres de religion des xvie et xviie siècles, de nombreux artistes protestants français choisissent l’exil pour sauver leur vie, préserver leur liberté de culte et, plus rarement, mettre leur art au service de leur foi. Leur départ observe grosso modo la chronologie du Refuge des protestants français avec deux pics distants de près d’un siècle (1562-1598 et 1660-1695), ainsi que sa géographie puisque ces artistes privilégient en général les cours et les grandes villes de terres protestantes comme l’Angleterre, la Hollande et la Prusse, sans oublier Genève.

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