guerre

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Pieter Bruegel l'Ancien, Le massacre des innocents, 1565 - 1567
Altdorfer, Albrecht, La bataille d’Issus d’Alexandre, 1529, huile sur panneau, (158×120 cm), conservé à Munich, Alte Pinakothek. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/M4LwTB
Nicolas Toussaint Charlet, Épisode de la retraite de Russie, huile sur toile, (194,4×293,5 cm), Musée des Beaux-Arts, Lyon, France. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/4S7uou
Verechaguin, Vassili, L’apothéose de la guerre, 1871, huile sur toile, (127×197cm), galerie Tretiakov, Moscou. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/Bijy5G
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La guerre apparaît en force dans l’art européen, en particulier dans la peinture, à la Renaissance. On peint alors la guerre en peignant la bataille : il s’agit d’illustrer pour raconter. Mais déjà des artistes s’attachent aux souffrances des civils et dénoncent les violences de guerre. Cette tendance s’accentue à la fin du xviiie siècle et au début du xixe siècle avec la guerre de masse. Au xxe siècle, de plus en plus engagés, les artistes se font les hérauts du pacifisme.

Carton d’invitation à l’exposition « Tout le monde Kaputt. La Première Guerre mondiale en BD » tenue à Giessen (Allemagne) du 12 juin 2013 au 7 juillet 2013. 

« Raconter la guerre » a toujours occupé une place certaine dans la bande dessinée en Europe, que ce soit comme instrument de propagande, d’héroïsation ou de dénonciation. Mais ce n’est que depuis quelques décennies que le nombre d’histoires sur la guerre prolifère, que la palette de sujets, d’espaces traités et de perspectives se multiplient, que la diffusion des histoires à travers l’Europe s’accentue. De ce fait, la bande dessinée alimente un fonds commun de « récits populaires » sur la guerre, tout comme elle nourrit les représentations contre la guerre.

Légions tchécoslovaques à Yekaterinburg, 15 septembre 1918.
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En projetant les Tchèques sur le devant de la scène internationale, les légions tchécoslovaques ont joué un rôle important au moment de la naissance de la Tchécoslovaquie entre 1917 et 1920, notamment en Russie. Leur rôle et les difficultés endurées ont suscité l’empathie de l’opinion occidentale. Par la suite, les légionnaires ont occupé une place importante dans la société tchécoslovaque, tant par leur activité au sein du nouvel État que dans la construction de la mémoire tchèque de la Première Guerre mondiale.

Lionel Royer, La reddition de Vercingétorix en -52, 1899
Photographie de Pesti Srác2, 31 octobre 1956, Budapest. Source : Fortepan https://goo.gl/cDFrF2
Mémorial de la Bataille des Nations à Leipzig.  Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/Bn53mi
Photographie de Helmut Kohl et François Mitterrand prise par Lothar Schaack, le 20 octobre 1987. Archives fédérales allemandes. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/XG2c8s
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La distinction vainqueurs-vaincus s’opérant à l’issue des nombreux conflits qui ont jalonné l’histoire européenne n’est pas stable sur le temps long. La perception que les deux groupes ont de la victoire comme de la défaite n’est en effet pas linéaire. Les postures des uns et des autres se construisent. Les traces mémorielles varient selon les époques. Les figures de vainqueurs et de vaincus évoluent dans leur confrontation aux faits et récits. L’ennemi – absolu ou conventionnel – devient héréditaire, affecté de stéréotypes qui façonnent son identité. L’explication de la défaite est inséparable de la personne du traître et du discours sur la trahison. Il semble donc pertinent de s’interroger sur la défaite, à rebours d’une histoire souvent bâtie sur les victoires, voire sur des défaites transformées en triomphes. Des vainqueurs-héros côtoient des vaincus-martyrs. La capitulation, l’occupation du territoire par l’ennemi appellent la revanche. Les traités de paix, au-delà de leur contenu effectif, sont interprétés diversement par les vaincus et les vainqueurs. Les recompositions territoriales qui en résultent créent des minorités de vaincus chez les vainqueurs.

Poignée de main entre Pétain et Hitler le 24 octobre 1940 à Montoire-sur-le-Loir.
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La collaboration en temps de guerre ne concerne pas uniquement les rapports entre occupants et occupés mais aussi l’aide apportée par tout gouvernement à un régime criminel. Durant la Seconde Guerre mondiale, la collaboration des gouvernements et citoyens est déterminante pour la mise en place et le maintien de la domination allemande en Europe continentale et participe de la persécution et déportation des Juifs d’Europe.

Journal de Tanya Savicheva.
Tickets de rationnement, échantillon du « pain » du siège de Leningrad exposé dans un musée de Saint Pétersbourg (1992). Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/Ed7yQr
Un couple de Leningradois tire le cadavre de leur proche décédé. La mort est omniprésente dans les rues de la ville. “In besieged Leningrad”. Source : RIA Novosti archive via Wikimedia Commons https://goo.gl/9DDAW4
Cimetière mémoriel de Piskarevo. Photo : François-Xavier Nérard

D’une durée de 900 jours entre septembre 1941 et janvier 1944, le siège de Leningrad coûte la vie à 800 000 habitants, principalement morts de froid et de faim. La population de la ville est en outre soumise au feu ennemi et au contrôle strict et sans pitié des autorités soviétiques. La mémoire de la souffrance des Leningradois, d’abord célébrée, est ensuite étouffée. Elle ne renaît que progressivement.

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