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La fabrication du gaz manufacturé pour renouveler l’éclairage urbain résulte de l’intérêt scientifique porté aux gaz depuis le xviiie siècle. Passée au stade industriel, l’énergie gazière connaît un essor généralisé en Europe à partir des années 1840. Mais l’insertion de l’usine à gaz dans l’environnement urbain rencontre de multiples oppositions, discrètes mais permanentes parmi les riverains des lieux de production, médiatisées lors des explosions effroyables. L’essor de l’énergie gazière dépend autant de sa rentabilité économique que d’une capacité à maîtriser le risque environnemental. 

Opération de reconnaissance du 8e RIM dans le secteur du vieux Saïda. Assaut d’une mechta (hameau) et arrestation de combattants algériens. Date : 1959. Photographe : Arthur Smet. Copyright : ECPAD – collection Smet. Réf. : D163-29-55. Arthur Smet pratique la photographie en amateur au sein du 8e RIM avec le consentement de sa hiérarchie, avant de devenir reporter à part entière pour son régiment à partir de l'été 1959.
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L’invention d’appareils photographiques portables permet au soldat de photographier sa guerre dès la fin du xixe siècle mais les usages privés de l’image par le combattant posent rapidement des difficultés aux armées et aux États européens. Ils cohabitent avec les représentations officielles et publiques de la guerre qu’ils consolident, complètent ou parfois subvertissent. En Europe, la Première Guerre mondiale est le lieu d’une première utilisation de masse des appareils portables par des soldats. Loin des codes traditionnels de la représentation du combat et des récits homogènes de la communication officielle, des milliers d’images enregistrent alors une expérience à hauteur d’homme. L’imagerie de la guerre s’en trouve modifiée pour les décennies à venir. Dans un rapport toujours instable avec la photographie professionnelle, la photographie amateure pratiquée par le soldat participe ainsi à la fabrique de l’imagerie contemporaine du combat en Europe, au point de devenir dans les dernières décennies un mode de visualisation privilégié de la guerre.

Maurice Dufrène, Petit salon, pavillon Une Ambassade française de la Société des Artistes décorateurs, Exposition  internationale  des arts décoratifs  et industriels modernes, Paris, 1925.
Pierre Chareau, Salle de repos et Francis Jourdain, Salle de culture physique, pavillon Une Ambassade française de la Société des Artistes décorateurs, Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, Paris, 1925
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L’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, qui se tient à Paris en 1925 et réunit la production de pas moins d’une vingtaine de nations, majoritairement européennes, a notamment pour but de démontrer l’excellence du savoir-faire français. Bien des pavillons érigés en cette occasion font ainsi part d’une débauche de luxe, pour des réalisations se voulant modernes tout en montrant une inspiration puisée dans les grands styles français du passé. La manifestation ne peut cependant être réduite à ce faste et aux tendances dites traditionnalistes de l’art déco, ce qu’attestent en particulier les réalisations présentées par des créateurs aux conceptions plus modernistes. Par ailleurs, les participations étrangères à l’Exposition sont souvent marquées par une inspiration locale mettant en exergue les sentiments identitaires qui ne cessent de s’affirmer en Europe.

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