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masculinité

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Illustration extraite de Léo Taxil, La prostitution contemporaine : étude d’une question sociale, Paris, Librairie populaire, 1884, et reprise par Régis Revenin dans Homosexualité et prostitution masculines à Paris : 1870-1918, Paris, L’Harmattan, 2005. 
Affiche du film Bundfald (« Le précipice », 1957, Palle Kjælurff-Schmitt et Robert Saaskin, 86 min), qui traite du problème de la manipulation et du chantage dans le monde de la prostitution homosexuelle. © Danish Film Institute. https://www.dfi.dk/en/viden-om-film/filmdatabasen/film/bundfald
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Attestée depuis l’Antiquité, la prostitution masculine connaît un vif essor au xixe siècle en Europe. Moins régulée que la prostitution féminine, elle joue un rôle important dans les pratiques et les imaginaires des relations homosexuelles (même si une prostitution masculine hétérosexuelle est aussi attestée). Elle est l’objet d’un discours souvent réprobateur de la part de médecins, policiers et juristes et de tentatives d’encadrement qui passent par différents outils législatifs selon les pays. Au cours du xxe siècle, la prostitution masculine subit une marginalisation dans les débats publics, à l’exception des enjeux de santé liés aux infections sexuellement transmissibles (IST). Elle se transforme plus récemment sous l’effet des nouvelles technologies d’information et de communication, qui diversifient les lieux et les interfaces entre clients et travailleurs du sexe.

Manifestation de Fathers 4 Justice devant le Parlement de Westminster, mai 2004. © DR.
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Le masculinisme est une des manifestations contemporaines de l’antiféminisme dans les pays occidentaux. Il défend l’idée que les femmes dominent désormais les hommes, lesquels sont appelés à se révolter, à organiser la résistance, à restaurer l’identité virile perdue, à revendiquer des droits, notamment en tant qu’époux divorcés et pères. Si les militants de ce qui est devenu un véritable mouvement sociopolitique croient avoir inventé le mot, il n’en est rien. Le terme, qui se banalise à partir des années 2000, apparaît un siècle plus tôt, employé alors par les féministes Hubertine Auclert (1848-1914) en français et Charlotte Perkins Gilman (1860-1935) en anglais pour désigner les défenseurs de la domination masculine. Le mot reste longtemps rare et instable, en français comme en anglais ou en allemand.

Types et uniformes de l'armée prussienne : (tenue de campagne), estampe de Pépin E., 1870.
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L’histoire de l’uniforme permet d’appréhender autrement l’émergence de l’État et du sentiment national en Europe, ainsi que les mutations économiques et sociales de ce continent. Mais l’habit militaire apparaît aussi indissociable d’une expérience spécifique de la guerre, en lien avec l’armée de conscription et la massification de l’expérience guerrière. L’évolution de l’uniforme se place ainsi au croisement de considérations d’ordre technique, liées à la létalité croissante des armes, et d’ordre anthropologique, en raison des représentations associées à cette tenue dans les différentes nations européennes.

Photographies avant et après l’opération de Steinach.  Peter Schmidt, Conquest of Old Age, Londres, Routledge, 1931.
Brochure en faveur de la stérilisation masculine : Vasectomie. Amour sans conséquences. Une réalité à conseiller à tous, Valence, Solidaridad obrera, 1933.
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Après la disparition des castrats des scènes lyriques, la castration ne demeure en Europe au tournant du xxe siècle qu’une thérapeutique abhorrée ou un acte rituel marginal. Mais dans l’entre-deux-guerres, différents usages de la vasectomie sont expérimentés et se développent dans le champ médical. Dans les années 1920, l’Autrichien Steinach en fait une célèbre technique de rajeunissement du corps masculin. En parallèle, la vasectomie est employée à partir de 1928 en application de lois eugénistes qui prétendent régénérer le corps social. Au même moment, l’opération est pratiquée de manière discrète et même clandestine dans un certain nombre de pays européens en tant que méthode anticonceptionnelle. Tandis que seul ce dernier usage perdure après la Seconde Guerre mondiale, la lenteur de la légalisation et de la diffusion de la stérilisation masculine volontaire dans certains pays souligne encore aujourd’hui le rapport complexe qu’entretiennent virilité et stérilité.

Cette carte postale française de 1907, intitulée Souvenir de Nanterre, couronnement de la rosière 1907, témoigne de la valorisation sociale de la virginité féminine.
Cette lithographie de Jean-Jacques Grandville, intitulée Voyage pour l’éternité et réalisée en 1830, insiste sur les angoisses face au risque syphilitique tout en témoignant du rôle des prostituées dans l’éducation sexuelle des jeunes hommes, souvent emmenés au bordel par leur père. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/4TyXjr
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Entre les xixe et xxie siècles, les significations sociales et symboliques accordées à la virginité sont profondément reconfigurées : recul de l’importance de la virginité féminine au mariage, déchristianisation de sa conception... Mais si elle a en partie perdu sa signification sociale, la perte de la virginité demeure, pour les hommes comme pour les femmes, un événement individuel et intime important, qui participe pleinement de la construction sociale des identités de genre.

Défilé de la Bund Deutscher Mädel (Ligue des jeunes filles allemandes branche féminine des jeunesses hitlériennes), 1941.
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Qu’elle soit divine, immanente ou physiologique, la Nature est l’argument majeur qui, dans la continuité des Lumières, permet à l’époque contemporaine de justifier, sans la questionner, la domination masculine et l’infériorisation des femmes. Un consensus européen hiérarchise ainsi les sexes en fonction de leur nature : fragiles physiquement et mentalement, sans cesse souffrantes de par leur « organisation », les femmes sont le « sexe faible », soumis naturellement et nécessairement aux hommes, le « sexe fort » auquel est réservée la sphère publique. Le domaine des femmes, de par leur corps, est le privé, la maternité, voire l’amour. Cette naturalisation, aux lourds effets sociaux et politiques, est d’une étonnante stabilité : malgré les progrès scientifiques et la lutte contre les discriminations sexuées, elle ne vacille que dans le second xxe siècle, tardivement remise en cause et pourtant récupérée à leurs fins par des féministes. Au xxie siècle, la naturalisation des sexes retrouve de la vigueur à des fins opposées.

Suzanne Lenglen, la « diva du tennis », ou l’émancipation du corps féminin par le sport, 1923.
À peine ouvert aux femmes, le 800 mètres, remporté en 1928 par Lina Radke (à droite de la photo), leur est interdit jusqu’en 1960, jugé inadapté à la condition physique féminine. Source : Wikimedia Commons commons.wikimedia.org/wiki/File:HitomiKinue_at_Ams.jpg?uselang=fr
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Refondés en 1894 par Coubertin, les Jeux olympiques (JO), célébration de la virilité, sont réservés aux sportifs ; admises à participer à partir de 1900 aux épreuves dites compatibles avec leur féminité et leur fragilité, les femmes demeurent exclues des épreuves reines de l’athlétisme. Sur l’initiative de la Française Alice Milliat et de la Fédération sportive féminine internationale (FSFI), un bras de fer s’engage avec le Comité international olympique (CIO). Pour le faire céder, sont organisées des Olympiades féminines de 1922 à 1934. Les JO se féminisent peu à peu mais le déséquilibre sexué, y compris au CIO, domine tout le xxe siècle. Pour lutter contre ces effets de genre, la charte olympique rend obligatoire depuis 2007 la présence des femmes dans tout sport ; en 2014 la Commission européenne défend, elle, l’égalité dans le sport et le CIO inscrit la parité à l’agenda olympique 2020.

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