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Les tribunes du circuit de Gueux lors du Grand Prix de la Marne 1928. © Archives municipales et communautaires de Reims (cote 31 W 385).
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Depuis le début du xxe siècle, notamment à l’occasion des coupes Gordon-Bennett (1900), c’est sous les projecteurs d’une presse cocardière, complice et friande de modernité technique que les constructeurs automobiles présentent, sur la scène européenne, les performances de leurs bolides. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, alors que le parc automobile et les flux touristiques croissent de façon vertigineuse, les courses automobiles se multiplient. Un championnat d’Europe est organisé en 1925 par la Commission sportive internationale de l’Association internationale des automobile-clubs reconnus (AIACR) qui s’appuie sur des initiatives locales. Pour les organisateurs locaux de courses, inscrire son circuit dans le calendrier du championnat d’Europe devient un enjeu majeur. Soutenus par les commerçants, industriels et édiles politiques locaux, les organisateurs saisissent l’occasion de la course pour faire de la publicité et stimuler l’économie.

Partout en Europe, des acteurs locaux se mobilisent en ce sens pour tirer profit et prestige des circulations plurielles qu’engendre le sport automobile européen. Le cas du Grand Prix de la Marne illustre parfaitement l’enchevêtrement des échelles qui caractérise, du local à l’international, l’émergence d’une scène et d’un public européens pour les spectacles sportifs automobiles.

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La fabrication du gaz manufacturé pour renouveler l’éclairage urbain résulte de l’intérêt scientifique porté aux gaz depuis le xviiie siècle. Passée au stade industriel, l’énergie gazière connaît un essor généralisé en Europe à partir des années 1840. Mais l’insertion de l’usine à gaz dans l’environnement urbain rencontre de multiples oppositions, discrètes mais permanentes parmi les riverains des lieux de production, médiatisées lors des explosions effroyables. L’essor de l’énergie gazière dépend autant de sa rentabilité économique que d’une capacité à maîtriser le risque environnemental. 

Jardins potagers, quai d’Auteuil (actuel quai Louis-Blériot), en face le pont de Grenelle et la statue de la Liberté, Paris, XVIe arr. ; prise de vue du 28 juin 1918. © Collection « Archives de la Planète », Musée départemental Albert-Kahn, Boulogne-Billancourt.

La nature végétale était bien plus présente dans la ville ancienne que dans celle du xixe siècle dont nous avons hérité. À partir de la fin du xviie siècle, les évolutions politiques et sociales ont contribué à l'ordonnancement progressif des formes végétales, conçues pour embellir, assainir et policer la ville. Jusqu’à nos jours, des motivations esthétiques, somptuaires, sanitaires, moralisantes, écologiques se sont succédé et parfois combiné pour perpétuer, mais sous des formes diverses, la nature en ville.

Affiche d’Henri Dangon réalisée pour l’exposition L’art de guerre au salon des Armées du 22 décembre 1915 au 22 février 1916.
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De tous les artefacts engendrés par la Grande Guerre, les objets d’artisanat de tranchée sont probablement les plus curieux et les plus complexes. Au-delà de leur genèse technique, ces objets témoins posent des questions quant aux attentions et intentions dont ils font l’objet. Expression artistique d’une expérience personnelle faite au cours d’un événement européen majeur, les créations relevant de l’artisanat de tranchée se présentent sous des formes diverses qui font de cette pratique un objet anthropologique et archéologique passionnant à étudier.

Anglais sous forme de pantin à construire, 1914. © Landesmuseum Stuttgart/Museum der Alltagskultur Schloss Waldenbuch, collection F. Schreiber, VK 1978/50-8156
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En essor depuis le xixe siècle, les jouets guerriers sont à la fois des objets culturels et des produits commerciaux. En temps de guerre, ils contribuent à la mobilisation des civils, en particulier des enfants et des jeunes. Longtemps produits de luxe, les jouets, tout comme les jeux, plus libres, façonnent l’imaginaire et constituent un exutoire symbolique. En temps de paix, ils sont les vecteurs d’un discours historique dont le potentiel pédagogique, surtout depuis l’émergence des jeux vidéo, est encore largement inexploité. Vecteurs d’une interprétation du passé guerrier, ils suscitent des critiques et des polémiques, soulèvent des enjeux mémoriels et représentent, de fait, un champ d’étude en friche.

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