politique

Français
Tribune du congrès international des femmes à La Haye, avril 1915. Sixième personne en partant de la gauche : Jane Addams (présidente du congrès), Bibliothèque de la London School of Economics.
Conférence “Women of Europe in Action for Peace” organisée par la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) le 27 novembre 1981 au Tropenmuseum, Amsterdam, Nationaal Archief. Source: Wikimedia Commons https://goo.gl/BpPkZG
Auteur-e-s: 

Les mouvements pacifistes féministes internationaux prennent des formes variées : au xixe siècle, les pacifistes féministes qui se soucient de ce qui se passe sur la scène internationale commencent pour la plupart par établir des contacts entre deux ou trois pays. Dans la première partie du xxe siècle, des structures organisationnelles internationales sont constituées. De surcroît, certaines organisations féministes internationales déjà existantes se tournent vers le pacifisme au milieu des années 1920 et 1930. Après 1945, le pacifisme des Européennes est confronté à des constellations politiques et à des perspectives mondiales nouvelles. Leurs campagnes contre la course à l’armement les conduisent vers de nouvelles activités qui, bien qu’organisées de manière moins officielle, influencent le pacifisme féministe dans de nombreux pays. Le discours pacifiste féminin établit systématiquement des liens entre la paix et d’autres sujets déterminants et fondamentaux pour le maintien futur de la paix, tels que les droits des femmes, la démocratie, l’alimentation en lien avec le contexte socioéconomique, l’éducation et l’écologie.

Campagne pour le référendum de 2005 sur la Constitution européenne en France Source : Wikimedia Commons
Auteur-e-s: 

De l’échec de la Communauté politique européenne (CPE) en 1954 au rejet du Traité constitutionnel européen (TCE) en 2005, le chemin vers une constitutionnalisation de l’Europe a été ponctué de crises qui ont hanté la construction européenne dès ses débuts. Les difficultés tiennent à la fois à la notion juridique ambiguë de constitution européenne et à la nécessité de s’adapter à la nature hybride de l’Europe communautaire, qui repose sur le compromis d’éléments supranationaux et intergouvernementaux. Le processus n’a finalement débouché que sur un traité « classique », celui de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007.

Margareth Thatcher, Discours de Bruges, 20 septembre 1988 : extrait et photographie.
Auteur-e-s: 

Si l’affirmation de la souveraineté nationale a triomphé au xixe siècle, ses principes ont pu être écornés avant même les débuts de la construction européenne. Il demeure qu’au sein du processus d’intégration européenne, des limites et des obstacles apparaissent, parfois transformés en véritables crises du projet européen, tandis que revient sur la scène le rôle majeur des États et des intérêts nationaux. L’ère gaullienne, en France, puis l’ère Thatcher, en Grande-Bretagne, représentent deux périodes clés d’opposition au projet d’Europe fédérale, au nom de la seule souveraineté légitime, celle de la nation ; ce que ravivent les oppositions au traité de Maastricht en 1992 puis au traité de Lisbonne dans les années 2000, en France tout particulièrement.

Attentat de la rue Saint-Nicaise contre Napoléon Bonaparte le 24 décembre 1800 (estampe, auteur inconnu). © BnF.
Attentat contre le tsar Alexandre II le 1er mars 1881 (auteur inconnu). Source : https://marjinalis.livejournal.com/10867.html
L’attentat de la gare de Bologne, le 2 août 1980.  Une du journal Il Resto del Carlino, édition extraordinaire du 2 août 1980.
Auteur-e-s: 

Fortement médiatisé, le phénomène terroriste pèse lourd dans l’histoire de l’Europe contemporaine, mais reste difficile à appréhender. Il ne répond en effet à aucune définition satisfaisante. Éparpillé entre divers groupes, tributaire des idéologies les plus variées, il ne saurait se réduire à une succession d’attentats, de revendications et de procès. Il est donc nécessaire de le replacer dans un contexte et une dynamique plus larges, en observant les liens qui se tissent entre les différents mouvements, et en esquissant une généalogie du phénomène. Le terrorisme émerge dans l’Europe du xixe siècle. La France du Consulat inaugure cette violence d’un nouveau genre, qui s’importe en Russie où elle est théorisée par les nihilistes, et gagne l’Europe entière. L’anti-terrorisme, fondé sur des lois d’exceptions, apparaît de manière presque concomitante. L’État, qu’il soit colonial, dictatorial, révolutionnaire, totalitaire, a pu être amené à ériger la terreur en instrument de gouvernement. Le terrorisme s’affirme ainsi comme un instrument politique au service de l’État comme de ses opposants.

Tract électoral du Movimento Sociale Italiano, 1975.
Des militants d’extrême droite identitaires autrichiens lors d’une manifestation anti-migrants à Vienne. Source : Wikimedia Commons https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Demonstration_against_Morten_Kj%C3%A6rum_in_Vienna.jpg
Auteur-e-s: 

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les extrêmes droites, exsangues et discréditées, peinent à constituer des réseaux pérennes de solidarité. Ce n’est vraiment qu’à partir des années 1960 que le combat nationaliste est envisagé à l’échelle européenne, pour dénoncer à la fois l’« Europe de Yalta » reléguée derrière les puissances américaine et soviétique, et l’Europe du Marché commun qui dévalue le rempart nationaliste contre la subversion marxiste. Les groupes et partis d’extrême droite multiplient les contacts et rencontres informelles, et dès les années 1970 sont établies des listes communes pour les élections européennes. Les tentatives pour créer un groupe au Parlement européen prennent fin au début des années 1990, alors qu’émergent de nouveaux acteurs. Ces formations mobilisent l’électorat d’extrême droite autour des thèmes de l’immigration, du multiculturalisme et surtout, depuis les années 2000, de l’Islam. La rencontre des leaders de l’extrême droite européenne à Milan, en 2016, renverse d’ailleurs la stratégie de « normalisation » à laquelle aspiraient les principaux partis d’extrême droite européens.

Carte d’Europe divisée en ses empires et royaumes... dressée par M. l’abbé Clouet, de l’Académie royale de Rouen, Paris, 1776.

Après l’échec des modèles universalistes de la chrétienté et de l’Empire mis à mal par les guerres de religion, les divers mouvements désignés comme Lumières contribuent à une redéfinition juridique, culturelle et civilisationnelle de l’Europe. Paix universelle, découvertes scientifiques, cénacles savants et lettrés, essor des empires et des consommations coloniales contribuent à forger un nouveau mode de vie et de rapport au monde. Dans une Europe encore sous l’ordre absolutiste, l’avènement concomitant de l’individualisme philosophique et de la « civilisation » européenne annonce les révolutions politiques comme la vocation des nouveaux empires globaux du siècle suivant.

La Haggadah de Sarajevo (Barcelone, vers 1350). © Musée national de Sarajevo.
Journal du premier voyage de Vasco de Gama en Inde (1497-1499). © Bibliothèque publique municipale de Porto. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/wZnB4c
Auteur-e-s: 

Le registre Mémoire du monde de l’Unesco, créé à partir de 1997, recense à travers le monde, des fonds d’archives jugés d’importance universelle majeure. Le but est de préserver et de faire connaître ces fonds locaux, considérés par l’Unesco comme le patrimoine commun de l’humanité. Environ deux cents ensembles documentaires sont désormais recensés pour trente-quatre pays du continent européen. Si certains documents sont fameux, comme les partitions de Beethoven ou la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, d’autres sont moins connus, ou plus fragiles, et l’inscription sur le registre de l’Unesco permet de les conserver, de les valoriser et de les faire connaître. Le registre Mémoire du monde dessine ainsi en creux, par les archives, une histoire de l’Europe fondée sur ses racines chrétiennes, son engagement outre-mer, mais aussi sur ses combats pour la liberté et la culture.

Bernard Picart (1673-1733), Les religieuses enchaînées ou la Destruction de Port-Royal des Champs, gravure au burin, vers 1709, Paris.
Auteur-e-s: 

Les crises religieuses liées au jansénisme affectèrent la carrière de nombreux graveurs français au début du xviiie siècle : ou bien ils s’exilèrent, ou bien ils furent les correspondants occultes de graveurs français installés en Angleterre ou en Hollande, devenues des plateformes de diffusion d’estampes polémiques. Dans les années 1760, la participation de graveurs français à des entreprises jansénistes clandestines les engagea à émigrer définitivement ou à séjourner pendant de longues années à l’étranger. Émigrés, ils changèrent souvent complètement d’orientation artistique.

Couverture de l'ouvrage de Louis REAU, Histoire de l'expansion de l'art français. Pays scandinaves, Angleterre, Amérique du Nord, Paris, Henri Laurens, 1931.
Auteur-e-s: 

L’idée de « l’expansion de l’art français » naît, à la fin du xixe siècle, dans le contexte de la réaction contre la conception de l’histoire nationale romantique. Elle fait renaître les modèles de la pensée historique des Modernes du xviie siècle et des philosophes du siècle des Lumières. À travers les écrits de Louis Réau (1881-1961), cette idée s’installe dans l’historiographie française d’entre les deux guerres et domine les écrits de l’histoire de l’art française au moins jusqu’aux années 1960.

John Ruskin (1819-1900), autoportrait, 1875, aquarelle, 47.6 x 31.1 cm.
Auteur-e-s: 

La portée de l’œuvre de John Ruskin a été, et est encore, considérable tant en Angleterre que sur le continent. Son œuvre publiée constitue une véritable éducation esthétique et morale du regard pour ses contemporains victoriens. Véritable incarnation des aspirations esthétiques de son époque, l’œuvre de John Ruskin frappe pourtant par son ethnocentrisme, contournant soigneusement la question de la peinture française. Ce manque nous éclaire particulièrement sur sa vision fortement morale de l’art et de son rôle social.

Pages

S'abonner à RSS - politique