propagande

Français
Attentat de la rue Saint-Nicaise contre Napoléon Bonaparte le 24 décembre 1800 (estampe, auteur inconnu). © BnF.
Attentat contre le tsar Alexandre II le 1er mars 1881 (auteur inconnu). Source : https://marjinalis.livejournal.com/10867.html
L’attentat de la gare de Bologne, le 2 août 1980.  Une du journal Il Resto del Carlino, édition extraordinaire du 2 août 1980.
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Fortement médiatisé, le phénomène terroriste pèse lourd dans l’histoire de l’Europe contemporaine, mais reste difficile à appréhender. Il ne répond en effet à aucune définition satisfaisante. Éparpillé entre divers groupes, tributaire des idéologies les plus variées, il ne saurait se réduire à une succession d’attentats, de revendications et de procès. Il est donc nécessaire de le replacer dans un contexte et une dynamique plus larges, en observant les liens qui se tissent entre les différents mouvements, et en esquissant une généalogie du phénomène. Le terrorisme émerge dans l’Europe du xixe siècle. La France du Consulat inaugure cette violence d’un nouveau genre, qui s’importe en Russie où elle est théorisée par les nihilistes, et gagne l’Europe entière. L’anti-terrorisme, fondé sur des lois d’exceptions, apparaît de manière presque concomitante. L’État, qu’il soit colonial, dictatorial, révolutionnaire, totalitaire, a pu être amené à ériger la terreur en instrument de gouvernement. Le terrorisme s’affirme ainsi comme un instrument politique au service de l’État comme de ses opposants.

« L’appel de l’Est ». Sous la direction de Rost van Tonningen, la Compagnie orientale néerlandaise encourage les Hollandais, et notamment les fermiers, à émigrer dans le but de coloniser et d’aryaniser l’Europe de l’Est. Affiche de propagande, 1942.

Il s’agit ici d’étudier la contribution hollandaise à l’exploitation et à la colonisation de l’Europe de l’Est par l’Allemagne (1939-1944). En effet, contrairement à d’autres pays « germaniques », la Hollande fournit un large soutien au programme de germanisation des nazis, ce qui ne s’explique qu’en partie par des convictions politiques communes aux deux pays. Aux yeux des Hollandais, la participation à ce projet représente une opportunité de résoudre leurs problèmes nationaux : l’Est occupé met des terres à la disposition de fermiers qui n’ont pas d’avenir dans leur pays natal densément peuplé, en même temps qu’il fait office de substitut aux Indes orientales néerlandaises perdues, restaurant ainsi la grandeur coloniale de la nation.

Anglais sous forme de pantin à construire, 1914. © Landesmuseum Stuttgart/Museum der Alltagskultur Schloss Waldenbuch, collection F. Schreiber, VK 1978/50-8156
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En essor depuis le xixe siècle, les jouets guerriers sont à la fois des objets culturels et des produits commerciaux. En temps de guerre, ils contribuent à la mobilisation des civils, en particulier des enfants et des jeunes. Longtemps produits de luxe, les jouets, tout comme les jeux, plus libres, façonnent l’imaginaire et constituent un exutoire symbolique. En temps de paix, ils sont les vecteurs d’un discours historique dont le potentiel pédagogique, surtout depuis l’émergence des jeux vidéo, est encore largement inexploité. Vecteurs d’une interprétation du passé guerrier, ils suscitent des critiques et des polémiques, soulèvent des enjeux mémoriels et représentent, de fait, un champ d’étude en friche.

La trêve de Noël 1914 sur le front belge (Ploegsteert) : Anglais et Allemands photographiés ensemble.
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Les fraternisations du front Ouest de la Première Guerre mondiale, très médiatisées depuis les années 2000, se sont muées en lieux de mémoire, symboles de la fraternité des peuples ouest-européens. Cette utilisation des fraternisations dans le discours d’une hypothétique « communauté mémorielle européenne » fait oublier que les fraternisations apparaissent dans des conditions particulières et sont plurielles. Initiées par les soldats, elles sont généralement farouchement combattues et condamnées par les hauts gradés.

Le capitaine de l'armée de l'air (Royal Air Force) J M Woodcock (assis), préparant l'envoi de tracts par ballon de type M avant son expédition en Allemagne.
Les compagnies de propagande allemandes (Propaganda Kompanien) en France (1940) ; Bundesarchiv, Bild 146-2007-0200 / Jäger / CC-BY-SA 3.0 https://goo.gl/mBJ7yj
Le théâtre aux armées de la Royal Air Force en Normandie (1944-1945), Archives de l’Imperial War Museum, CL 589, photographe officiel de la Royal Air Force, Saidman. Source : IMW https://goo.gl/j9Z6TX
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Au front, autant qu’une guerre armée, c’est un conflit psychologique qui est mené. Les États belligérants mettent en place des actions de propagande pour maintenir le moral de leurs troupes et déstabiliser celui de leurs adversaires. Ces actions prennent différentes formes selon les États, les fronts, les troupes visées et les époques tout en s’adaptant aux évolutions des technologies de communication : radio, télévision et Internet.

Carton d’invitation à l’exposition « Tout le monde Kaputt. La Première Guerre mondiale en BD » tenue à Giessen (Allemagne) du 12 juin 2013 au 7 juillet 2013. 

« Raconter la guerre » a toujours occupé une place certaine dans la bande dessinée en Europe, que ce soit comme instrument de propagande, d’héroïsation ou de dénonciation. Mais ce n’est que depuis quelques décennies que le nombre d’histoires sur la guerre prolifère, que la palette de sujets, d’espaces traités et de perspectives se multiplient, que la diffusion des histoires à travers l’Europe s’accentue. De ce fait, la bande dessinée alimente un fonds commun de « récits populaires » sur la guerre, tout comme elle nourrit les représentations contre la guerre.

Poignée de main entre Pétain et Hitler le 24 octobre 1940 à Montoire-sur-le-Loir.
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La collaboration en temps de guerre ne concerne pas uniquement les rapports entre occupants et occupés mais aussi l’aide apportée par tout gouvernement à un régime criminel. Durant la Seconde Guerre mondiale, la collaboration des gouvernements et citoyens est déterminante pour la mise en place et le maintien de la domination allemande en Europe continentale et participe de la persécution et déportation des Juifs d’Europe.

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