Les sciences coloniales. Un moyen de légitimer l’œuvre coloniale (XIXe-XXe siècles)

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Réalisé à partir de l'article EHNE : 
Les sciences coloniales
Pierre SINGARAVÉLOU
Présentation : 

Les grandes puissances coloniales européennes ont, à partir de la fin du xviiiesiècle, fondé des institutions de recherches dans leur colonie asiatique. Les Hollandais inaugurent en 1778 à Batavia la Société des arts et des sciences qui promeut l’étude de l’histoire et de l’archéologie des Indes néerlandaises. Les Britanniques créent en 1784 l’Asiatic Society of Calcutta qui, selon son fondateur William Jones, doit s’intéresser à l’ensemble des sociétés et des pays d’Asie. Les Français fondent l’École française d’Extrême-Orient à Hanoi en 1900 afin de développer les recherches philologiques et archéologiques sur l’Indochine et plus largement sur l’ensemble des civilisations asiatiques. Ces institutions savantes s’appuient d’emblée sur les travaux des lettrés autochtones et conseillent les administrations coloniales en participant à la conception de certaines politiques publiques.