Message d'erreur

Deprecated function : Methods with the same name as their class will not be constructors in a future version of PHP; mPDF has a deprecated constructor dans include_once() (ligne 38 dans /sites/ehneweb/www/web_dico/sites/all/modules/contrib/print/print_pdf/lib_handlers/print_pdf_mpdf/print_pdf_mpdf.module).

science

Français
Auteur-e-s: 

Le mot sexology est attesté dès les années 1860 en langue anglaise, mais ne prend son sens moderne de science de la sexualité que dans les années 1900, d’abord en allemand (Sexualwissenschaft) et néerlandais (seksuologie), puis en français, espagnol (sexología), italien (sessuologia). Interdisciplinaire, cette science se nourrit d’abord de nombreuses spécialités médicales, mais aussi des sciences humaines et sociales et des mouvements militants. Elle a pour ambition de comprendre la sexualité humaine et son développement tout en distinguant le « normal » du pathologique. Elle traite aussi des questions liées à la reproduction et à la santé sexuelle. Plusieurs temps peuvent être esquissés. Le dernier tiers du xixe siècle est celui la « psychopathologie sexuelle ». Dans le sillage de la réforme sexuelle et de l’eugénisme, la sexologie connaît un nouveau tournant dans l’entre-deux-guerres. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cette discipline se renouvelle, sous l’influence américaine, et entre dans quelques universités.

Une batterie de katiouchas en action lors de la bataille de Stalingrad, 6 octobre 1942. RIA Novosti archive, image #303890 / Zelma / CC-BY-SA 3.0.
Auteur-e-s: 

Si la poudre n’est pas une invention européenne, le développement de l’artillerie a contribué depuis la fin du Moyen Âge à l’émergence des États européens et d’une culture militaire propre au continent, sous l’effet de la circulations des savoirs techniques. L’artillerie a également participé à l’élaboration d’une manière spécifique de faire et de vivre la guerre, qui a culminé avec les deux conflits mondiaux. Ce faisant, elle a conduit, à travers toute l’Europe, à une expérience particulière de la guerre qui, de traumatismes en destructions, a marqué par sa puissance dévastatrice la mémoire européenne.

Canterburies amazement: or The Ghost of the yong fellow Thomas Bensted, Londres, F. Coules, 1641, in-4°, frontispiece.
Joseph Glanvill, Saducismus triumphatus, Londres, J. Collins, 1681, frontispice. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/cSSdUc
Auteur-e-s: 

À partir de la Réforme, les revenants deviennent indésirables pour la théologie protestante qui, en rejetant le purgatoire, coupe les liens très intimes que les vivants entretenaient avec les morts au cours du Moyen Âge. L’Angleterre affiche à cet égard une attitude assez distincte des autres pays réformés car, après un siècle de tentatives pour convaincre les fidèles d’abandonner ces croyances, les théologiens anglicans opèrent un revirement assez spectaculaire en réintégrant l’apparition des défunts dans le dogme et ce, afin de défendre l’édifice religieux dans son ensemble contre le nouvel ennemi qu’est l’athéisme, dans la seconde moitié du xviie siècle.

Simon Fokke, Frontispice pour la revue Republyk der geleerden (« La République des lettrés »), 1745. Rijksmuseum RP-P-201b-1050. Minerve, déesse de la sagesse et du savoir, semble veiller sur la bibliothèque où travaillent et échangent les lettrés, tandis que Mercure, dieu associé à la presse et à l’information, les instruit.
Willem Moreelse, Portrait d’un savant inconnu, 1647, Tolède, Musée des Beaux-Arts, 1962.70. L’homme porte la couronne du Laureatus – signe de la reconnaissance du lettré – et présente un livre de botanique portant la mention « cette plante montre la présence de Dieu » en latin, écho de l’imbrication entre les lettres, les sciences et la théologie. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/P8JoxD
Auteur-e-s: 

Née en 1417, au sein d’un échange épistolaire en latin entre Francesco Barbaro et Le Pogge, l’expression ne s’impose réellement en Europe qu’à partir du début du xvie siècle : en 1520, Boniface Amerbach, fils du célèbre imprimeur de Bâle, fait alors d’Érasme le « monarque de toute la République des lettres ». La Respublica litteraria est appelée à une grande postérité. Les « lettres » désignent l’ensemble du savoir et les « gens de lettres » rassemblent alors tous ceux qui le cultivent, qu’ils soient qualifiés de littérateurs, érudits, doctes, savants. Dans les faits, la manière dont cet espace utopique est perçu et interprété évolue entre la Renaissance et la Révolution. La République des lettres n’est en rien un objet stable mais varie en fonction des contextes, géographiques et temporels. Pourtant, dans la cartographie des savoirs, la place de ce territoire des lettrés perdure durant toute l’époque moderne.

Bibliothèque Ambrosienne, Ms. D 140 inf., Al-Ǧahiz, Tractatus de Animalibus (Kitāb al-hayawān), f. 10r. xve siècle, acquis par l’Ambrosienne avant 1631.
Jan Brueghel, Allégorie du feu, entre 1608 et 1610. Sources : Wikimedia Commons https://goo.gl/u6NRfb
Auteur-e-s: 

La bibliothèque Ambrosienne, ouverte au public en 1609, est l’une des premières bibliothèques publiques d’Europe. Son fondateur, le cardinal-archevêque Frédéric Borromée (1564-1631), a l’ambition de recréer à Milan un « temple des muses », dédié, sur le modèle alexandrin, à la lecture et à l’écriture érudites, grâce à la réunion de livres, de lettrés pensionnés par le lieu et d’une imprimerie. Fer de lance de la culture catholique dans l’Europe du xviie siècle, l’Ambrosienne n’est ni un observatoire ni un lieu d’expérimentation scientifique. En revanche ses collections d’objets, de livres et ses publications mettent en lumière les merveilles de la création. Frédéric Borromée réinterprète la « chambre des merveilles » humaniste dans le contexte de la Réforme catholique.

Frontispice de l’Art de connoistre les hommes, de Marin Cureau de La Chambre. Le médecin du roi, au milieu de ses instruments et de ses livres représente la pratique savante de la physiognomonie qui relègue la diseuse de bonne aventure, dans la rue en habit folklorique, à un arrière-plan marginal.
Auteur-e-s: 

L’identité flottante des Tsiganes se construit peu à peu, à partir de leur arrivée en Europe occidentale au xve siècle. Malgré une fascination certaine, ils sont considérés comme des professionnels du nomadisme, du vol, du vagabondage et de la tromperie, au point qu’un arsenal législatif de plus en plus répressif est mis en place pour disloquer leurs groupes. La figure de la diseuse de bonne aventure incarne en partie les préjugés et les stéréotypes qui ont nourri l’imaginaire européen jusqu’à nos jours à l’égard des Tsiganes. La culture réprouvée de leur science curieuse, la chiromancie, est pourtant assimilée par l’Europe savante. Le succès des traités de physiognomonie et de chiromancie s’inspire du « savoir égyptien » apporté par les Tsiganes en Europe. À la science curieuse, populaire et orale de la chiromancie des Bohémiennes, s’oppose la chiromancie savante des lettrés. En ce sens, la culture tsigane influence et intègre la culture de l’Europe savante.

Photographie des principaux membres du lazaret ambulant du docteur Cresson, organisé pour soutenir les forces russes sur le front allemand, 1916.
Mesdames Macherez et Sellier, infirmières, munies de masques contre les gaz, dans la ville bombardée de Soissons (Aisne), 23 août 1916 Source : BDIC https://goo.gl/JLtjDo
Casque et appareillage utilisés pour la reconstruction faciale des blessés de la Grande Guerre, les « gueules cassées ». Source : Otis Historical Archives of National Museum of Health & Medicine (OTIS Archive 1) via Wikimedia Commons https://goo.gl/CaxiZ4
Auteur-e-s: 

Le service de santé aux armées est au cœur de l’expérience combattante. Les personnels qui le composent apparaissent comme des témoins hors pair des nombreuses blessures physiques et psychiques subies par les combattants. Ce service occupe une place à part dans les logiques de guerre, tentant de soigner dans un contexte de violence extrême. Face à l’urgence de la prise en charge et la répétition des soins, la guerre constitue dès lors un formidable laboratoire d’innovations médicales pour sauver des vies.

S'abonner à RSS - science