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Guerres et traces de guerre

Les conflits des xixe-xxie siècles – guérilla, guerre civile, guerre mondiale – et les traces, matérielles et psychologiques, laissées par les guerres.

Les conflits – pressentis, vécus directement, ou considérés a posteriori – font l’objet de représentations véhiculées par différents médias : écrits fictionnels ou non, peinture et autres arts plastiques, musique, photographie, cinéma, graphisme, bande dessinée… On peut distinguer le témoignage des écrivains et artistes en guerre de ceux qui le deviennent par la guerre. Au-delà de la diversité générique de ces témoignages, et des caractéristiques spécifiques des conflits représentés, des thématiques plus générales se dégagent : représentations du combat, des corps, de la destruction et des ruines et des émotions. La lecture des représentations se fait aussi en creux : de la censure ou de l’autocensure émergent les zones, fluctuantes, de l’inexprimable. Par leur diffusion et leur réception, ces représentations participent à la construction de récits et de mémoires de la guerre, officiels ou non, parfois marginaux ou contestataires, qui varient dans le temps. Ces représentations font l’objet d’instrumentalisation idéologique ou politique et façonnent ainsi la perception des conflits comme légitimes ou illégitimes.

Lionel Royer, La reddition de Vercingétorix en -52, 1899
Photographie de Pesti Srác2, 31 octobre 1956, Budapest. Source : Fortepan https://goo.gl/cDFrF2
Mémorial de la Bataille des Nations à Leipzig.  Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/Bn53mi
Photographie de Helmut Kohl et François Mitterrand prise par Lothar Schaack, le 20 octobre 1987. Archives fédérales allemandes. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/XG2c8s
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La distinction vainqueurs-vaincus s’opérant à l’issue des nombreux conflits qui ont jalonné l’histoire européenne n’est pas stable sur le temps long. La perception que les deux groupes ont de la victoire comme de la défaite n’est en effet pas linéaire. Les postures des uns et des autres se construisent. Les traces mémorielles varient selon les époques. Les figures de vainqueurs et de vaincus évoluent dans leur confrontation aux faits et récits. L’ennemi – absolu ou conventionnel – devient héréditaire, affecté de stéréotypes qui façonnent son identité. L’explication de la défaite est inséparable de la personne du traître et du discours sur la trahison. Il semble donc pertinent de s’interroger sur la défaite, à rebours d’une histoire souvent bâtie sur les victoires, voire sur des défaites transformées en triomphes. Des vainqueurs-héros côtoient des vaincus-martyrs. La capitulation, l’occupation du territoire par l’ennemi appellent la revanche. Les traités de paix, au-delà de leur contenu effectif, sont interprétés diversement par les vaincus et les vainqueurs. Les recompositions territoriales qui en résultent créent des minorités de vaincus chez les vainqueurs.

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L’étude, à l’échelle européenne, des occupations militaires constitue un champ historique récent. Les cadres de l’occupation, en temps de guerre ou en dehors du temps de guerre, résultent d’un long processus de définition et d’accumulation d’usages juridiques. L’occupation doit être saisie en relation avec les notions connexes d’annexion et d’administration internationale. Il s’agit d’analyser les enjeux, les objectifs, les pratiques, mais aussi le ressenti et la mémoire d’occupation. Les relations entre occupants et occupés, civils et militaires, font émerger des cultures spécifiques.

Les occupations, comme temps limité de transition, soulèvent des questions de souveraineté, d’identité et de circulations des individus. Elles ont des implications militaires, politiques, juridiques, économiques ainsi que sociales et culturelles particulières. Les régimes d’occupation suscitent un large spectre de réactions qui se situent entre collaboration, accommodement et résistance. Les occupations en Europe invitent à la comparaison, à l’analyse des transferts de pratiques, d’expériences et des modes de représentation : dans  l’Europe napoléonienne comme dans celle du concert des nations, des conflits mondiaux et des après-guerres.

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Les fronts de guerre désignent les lignes de position occupées face à l’ennemi. Ils se composent essentiellement des zones de combat et de l’arrière, dont les profondeurs varient selon la dynamique des hostilités. Les fronts peuvent être terrestres, aériens ou navals.

Les progrès techniques du xixe siècle ont profondément modifié l’expérience du front. Les moyens de transports de masse rapides et la transmission immédiate d’informations par télégraphe changent la gestion des opérations, tout comme les liens entre fronts et hinterlands. Dans les guerres menées sur plusieurs fronts – ainsi pour l’Empire allemand durant la Première Guerre mondiale –, les combattants changent fréquemment de front, avec des expériences contrastées qui résultent de la nature très différente des fronts et des populations rencontrées à cette occasion. En parallèle, l’introduction d’armements à longue portée mène à l’abstraction du combat, l’ennemi à abattre devenant anonyme.

Parallèle aux changements affectant le front militaire, le front intérieur gagne de l’importance et aboutit à l’implication croissante des populations civiles dans l’effort de guerre, mobilisées par la propagande politique et idéologique en faveur d’une unité nationale.

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