Humanisme européen

Une histoire européenne placée sous le signe de la culture, des représentations et des identités socio-religieuses.

Réalisé à partir de l'article EHNE : 
Le Nouveau Testament d’Érasme (1516)
Marie BARRAL-BARON
Réalisé à partir de l'article EHNE : 
Le latin dans l’Europe des humanistes
Fulvio Delle DONNE
Carte confessionnelle de l’Europe. © Pierre Couhault.
Heinrich Thomann, scènes d‘iconoclasme de l’année 1528 dans la Reformationschronik d’Heinrich Bullinger (Zurich, Bibliothèque centrale, ms. B 316, f° 321v et 337), vers 1564. À Berne (en haut), le conseil municipal décide d’adopter la réforme et fait retirer les images des églises. À Toggenburg (en bas), la destruction des images par les habitants est un acte religieux autant que politique : ils se rallient à la réforme de Zwingli et dénoncent la tutelle du prince-abbé de Saint-Gall, seigneur du lieu.
Giorgio Vasari, Scènes de la Saint-Barthélemy, Palais apostolique du Vatican, 1573. Ces trois fresques monumentales décorent la grande salle d’audience (sala regia) du pape ; elles représentent l’attentat contre l’amiral de Coligny (au centre), son exécution et le massacre des protestants (à gauche) et le roi Charles IX prenant la responsabilité des événements (à droite).
Gerard ter Borch, Ratification du traité de Münster, 1648. © National Gallery on line/Rijksmuseum Amsterdam on line catalogue. Source : Wikimedia Commons https://goo.gl/YGwkVs

La diffusion de la Réforme protestante dans la première moitié du XVIe siècle provoque l’éclatement de la chrétienté. Le Sud reste fidèle au catholicisme. Au Nord, les autorités politiques imposent la nouvelle confession. Entre les deux, des États multiconfessionnels sont ébranlés par des affrontements religieux ; ils doivent inventer les modalités de la coexistence et trouver un nouvel équilibre entre le politique et le religieux. Les violences qui éclatent en Allemagne, en France ou dans les Pays-Bas sont nourries par l’angoisse d’un Jugement dernier imminent ou par le désir de contribuer à l’accomplissement de la volonté divine. Elles mettent en péril l’État. En inventant des moyens pacifiques de régler les conflits entre les différentes confessions, les autorités politiques réussissent à désamorcer les violences. L’intériorisation de la piété et la diffusion d’une conception plus individuelle du salut participent aussi à ce reflux. L’expérience et la mémoire des troubles religieux contribuent à renforcer le rôle de l’État et à imposer l’idée d’une séparation entre les sphères politique et religieuse.

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Signature de l’accord entre l’Ost- Ausschuss der Deutschen Wirtschaft et la république populaire de Chine à Pékin (10 septembre 1957).
La conférence spéciale de l’OSCE sur la coopération économique en Europe (Bonn, mars-avril 1990). © Bundesarchiv via Wikimedia Commons https://goo.gl/gZMguH
Cérémonie de signature de l’accord Union européenne/Japon (17 juillet 2018). © Wikimedia Commons https://goo.gl/P4kayj
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Définies comme l’adhésion à des normes – juridiques, politiques, culturelles et professionnelles – communes à l’ensemble de la sphère diplomatique, reconnues par la tradition, et codifiées tardivement en 1815 et surtout 1961, les pratiques diplomatiques européennes se sont forgées dans la confrontation avec l’altérité représentée à l’époque moderne par les pratiques ottomanes, et éprouvée aussi lors de contacts avec les sociétés locales dans un contexte d’évangélisation et/ou de confrontation coloniale dans les Amériques, en Afrique ou en Extrême-Orient. Elles sont aussi marquées par deux processus, l’un en gestation, l’autre nouveau : la constitution d’un espace public où s’intensifient les débats sur les questions internationales et l’intégration d’une partie du continent portée par les dynamiques économiques mais fondamentalement soudée par un projet politique. Nous examinerons par conséquent comment ces pratiques ont évolué en fonction d’un triple défi : défi des mondialisations, défi de la démocratisation, défi de l’intégration. Nous mettrons ainsi en perspective la question d’une « mondialisation » des pratiques diplomatiques en ce début de xxie siècle.

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